• Hello,

    Je m'appelle Léana mais tout le monde m'appelle Lélé. J' ai 20 ans.

    J'habite à Nice. Ma plus grande passion c'est la musique (mais bien sur il y a mes amis et mon chéri).

    J'adore cuisiner, tester de nouvelles recettes que cela soit en sucré ou salé c'est juste top.

     

    Pourquoi j'ai fait ce site ???

    Pour la simple et bonne raison que grâce à un soucis de santé qui m'a empecher de noter mes cours et bien sur les camarades de classe adorable n'aident pas du tout pour rattrapper les cours. Heureusement que l'ordinateur et une excellente et meilleure amie m'a donné les cours pour que je puisse les taper. Et c'est à la fin de l'année scolaire de première S que je me suis dit "attend je vais monter un site avec les cours comme ça si un jour une personne est absente ou a un problème de santé au moins il ou elle pourra récupérer les cours. Ce fut un franc succès vu que je suis toujours là à mettre à jour dès que je peux.

     

    Je tiens à préciser que mes amis me trouvent complétement cinglé d'avoir fait ça (mais finalement il ne refuse pas son aide ^^ )

    Bon, je vais retourner à mon travail pour pouvoir continuer à "alimenter" ce (merveilleux) site.

     

    Amicalement Votre

    Léana 


    2 commentaires
  •  

    C'est grâce à ce formulaire que vous pourrez vendre vos objets.
    N'oubliez pas de mettre la totalité de vos coordonnées pour que votre annonce soit validée (si un élément manque l'annonce ne sera mise en ligne)
     
    De même en voulant mettre une annonce sur ce site, vous vous engagez à ce que l'objet ne soit pas volé, contrefait ou illégal.
    Tout objet suspect ne sera pas mis en ligne.
     
    Conseil : Pour que votre objet soit vendu plus rapidement, pensez à mettre des photos

    votre commentaire
  • Pourquoi la philosophie :<o:p></o:p>

    Les enjeux de la lettre à Ménécée<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    I)            Contexte général de l’œuvre d’Épicure<o:p></o:p>

    A) Épicure ou le philosophe du jardin<o:p></o:p>

    Aristote privilégie un enseignement logique fondé sur le vivant.<o:p></o:p>

    Le jardin d’Épicure s’est érigé contre ces deux écoles. Il l’a fondé à Athènes en 306 avant JC.<o:p></o:p>

    Il a privilégié un apprentissage plus concret en considérant la philosophie comme un art de vivre.<o:p></o:p>

    Pour Épicure le bonheur est terrestre, la raison est au service du bonheur.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) La place de la lettre à Ménécée<o:p></o:p>

    La lettre à Hérodote traite de la nature, de la physique, de la partie de la philosophie qui vise à expliquer rationnellement la nature.<o:p></o:p>

    La lettre à pytoclés traite des météores c’est-à-dire de tous les phénomènes céleste qui nous étonnent et risque des nous troubler, si leur réduction à des causes naturelles, ne délivre pas l’âme de la crainte superstitieuse.<o:p></o:p>

    La lettre à Ménécée traite de l’éthique, elle a un enjeu didactique puisqu’il s’agit de dénoncer les principes nécessaires pour bien-vivre.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    II)         La morale de l’œuvre<o:p></o:p>

    A) Le plaisir comme souverain-bien<o:p></o:p>

    Les stoïciens et les épicuriens ont le même but : permettre à l’homme de trouver le bonheur et ils préconisaient l’indifférence par rapport à ce qui ne dépend pas de nous et l’exercice de la vertu pour atteindre le bonheur.<o:p></o:p>

    Pour les épicuriens, le plaisir modéré permet d’être heureux « nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) La philosophie comme médecine de l’âme<o:p></o:p>

    La lettre expose les différents principes du quadruple remède tetrapharmakos qui permet à tout homme d’être heureux. Savoir que dieu n’est pas à craindre que la mort soit privée de sensibilité que le bien est facile à se procurer que la souffrance est supportable.<o:p></o:p>

    Le bonheur est individuel et est lié à l’autarkeia (autarcie)<o:p></o:p>

    Cet autarcisme doit nous permettre de vivre en dieu parmi les hommes en nous servant de la philosophie qui par des arguments rationnels et des raisonnements rend la vie heureuse.<o:p></o:p>

    Épicure déconseille l’activité publique et politique.<o:p></o:p>

    De plus l’amitié doit être sélectivité.<o:p></o:p>

    Le précepte épicurien est pour vivre heureux vivons cachés. Dans tout rapport social le sage soit préserver son indépendance et sa sécurité.<o:p></o:p>

    Le but de la morale est de sécuriser les hommes en montrant que les phénomènes naturels ne sont pas le signe d’une vengeance des dieux.<o:p></o:p>

    C’est la science qui permet d’expliquer les phénomènes de façon objective. Donc la science est en vue de l’éthique. C’est l’ignorance des hommes qui les a poussés à avoir recours à la divinité pour expliquer les phénomènes naturels. Les dieux sont également composés d’atomes et vivent dans les inters mondes, c’est pourquoi il rejette le théocentrisme qui fait de dieu le centre de l’univers.<o:p></o:p>

    Le sage épicurien prendra les dieux comme modèle et s’efforcera de les imiter et la pureté de l’amitié qu’il se donne réciproquement. La philosophie permet de dédramatiser la mort.<o:p></o:p>

    Cet argument sera repris par Montaigne « la mort ne vous concerne ni mort ni vif ; vif parce que vous êtes, mort parce que vous n’êtes plus »<o:p></o:p>

    Pour Épicure l’âme n’existe pas indépendamment du corps.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    III)      Analyse en détail<o:p></o:p>

    Épicure esquisse les éléments d’une progression éthique en partant de plus urgent de ce qui est le plus grand motif (la crainte des dieux et de la mort) pour acheminer le lecteur vers l’exercice conjoint de l’esprit de l’âme en repoussant le mal.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    A) Introduction : l’urgence à philosopher (paragraphe 122)<o:p></o:p>

    L’auteur précise l’efficacité pratique, elle permet de prendre soin de son âme en trouvant un équilibre intérieur.<o:p></o:p>

    Cette définition de la philosophie permet de rendre compte de l’utilité de la sagesse. C’est la conscience qui permet au vieillard la réminiscence affective. Le plaisir virtuel constitue un plaisir en soi. De plus le plaisir est inné. Par nature sans que l’on lui consigne l’être vivant fui la douleur recherche le plaisir. D’où l’exhortation à philosopher avec le « il faut » tous les hommes désire le bonheur et comme le désir procède du manque, un vide passé sans philosopher est vide, vaine.<o:p></o:p>

    D’où la nécessité de se libérer de la crainte, de la mort pour se libérer de la sagesse.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) 1er et 2ème précepte (paragraphe 123 à 127)<o:p></o:p>

    1)  La pensée des dieux (paragraphe 123 à 124)<o:p></o:p>

    Épicure suppose que des simulacres sont émis par des choses et viennent heurter les organes des sens.<o:p></o:p>

    Les dieux émettent des simulacres qui comme le dit Lucrèce sont des copies, des formes minces qui se détache des choses comme une écorce ou des membranes dont elles sont l’image.<o:p></o:p>

    De plus dans la connaissance intervienne les prolepses. L’homme porte en lui la prolepse d’être heureux et immortel or il ne peut exister de prolepse de ce qu’il n’existe pas. Les dieux nous fournissent un modèle d’ataraxie parfaite. Il s’oppose à l’anthropocentrisme qui caractérise la multitude des gens du peuple qui suppose que les dieux sont à leur image.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    2)  La pensée de la mort et des limites (paragraphe 124 à 127)<o:p></o:p>

    On assiste à une dédramatisation de la mort : la mort est un état qui ne communique pas avec l’état du vivant. Pour résoudre le faux problème de la mort, il faut ne pas penser à la vie comme un temps qui nous envelopperait la mort n’est pas un terme de la vie au sens de son horizon fondamental. Il ne faut pas nier que nous sommes mortel mais il ne faut pas nier que nous sommes mortel mais il ne faut faire de la mort un tribunal des âmes. Montaigne affirme « la mort ne nous concerne ni mort, ni vif, vif parce que vous êtes, mort parce que vous n’êtes plus »<o:p></o:p>

    Ce n’est qu’à ce prix qu’un bonheur authentique est possible sans référence à l’idée fausse d’un jugement dernier qui nous ferait mériter tel ou tel sort.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    C)  3ème et 4ème précepte : le soin conjoint du corps et de l’âme (paragraphe 127 à 131)<o:p></o:p>

    Dans cette philosophie où les organes des sens sont critères de vérités, il a l’air que la question du corps est centrale pour l’éthique et ne peut-être désolidariser du bonheur.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    1)  La classification des désirs (paragraphe 127 à 128)<o:p></o:p>

    Épicure introduit une triple distinction :<o:p></o:p>

    - les désirs naturels et nécessaires : ils sont rangés en ordre d’importance décroissante ceux qui contribue à la santé du corps, au bonheur, la vie. Ce sont les plaisirs qui ont des besoins fondamentaux.<o:p></o:p>

    - les désirs naturels et non nécessaires : ils peuvent entrainer l’aliénation de l’homme, ils sont légitime où l’on en use avec modération.<o:p></o:p>

    - les non naturels et non nécessaires : ce sont des désirs vides, à rejeter. Épicure affirme son hédonisme modéré en prônant une morale fondée sur des plaisirs simples et naturels, il évite tous les excès.<o:p></o:p>

    La nature permet de parvenir à la sérénité.<o:p></o:p>

    « Merci à la bien heureuse nature : elle a rendu les biens indispensable facile à se procurer et les biens difficiles à se procurer non nécessaire »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    2)  Le plaisir comme principe (paragraphe 128 à 130)<o:p></o:p>

    Le plaisir est la fin, le principe de la vie bien heureuse, c’est par le calcul des plaisirs, la métriopathie que le sage parvient à la sérénité aux plaisirs les plus mobiles cinétiques qui expose l’homme à la dépendance. Les plaisirs catastématiques sont ceux qui amènent à l’ataraxie.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    3)  Le bonheur est facile à atteindre pour l’autarcie <o:p></o:p>

    Le sage épicurien ne doit plus être dépendante du besoin pour ne plus souffrir. Il s’est exercé à mesurer les dangers liés au satisfaction des besoins c’est cette accoutumance à la sagesse qui va amener à la prudence.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    D) la philosophie comme exercice (paragraphe 132 à 134)<o:p></o:p>

    1)  La prudence : la vie vertueuse comme vie de plaisir (paragraphe 132)<o:p></o:p>

    L’auteur revalorise la tempérance comme philosophie pratique contre tout idéal contemplatif.<o:p></o:p>

    Selon Aristote la prudence « est une disposition, accompagné de règles vraies capables d’agir dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    2)  La force du sage<o:p></o:p>

    Il introduit une distinction entre trois notions que le discours éthique fait intervenir c’est à dire le pouvoir, la fortune et « ce qui dépend de nous »<o:p></o:p>

    La thèse rejetée est celle d’une nécessité comprise comme destin. Parménide défendait que la nécessité cosmique défende toute chose. Épicure rejette la conception populaire du destin (fatum).<o:p></o:p>

    Épicure rejette le stoïcisme qui postule déterminisme universel. Il concilie le déterminisme et la contingence de l’univers en affirmant l’atomisme. L’âme est libre, elle est composée d’atomes.<o:p></o:p>

    Cette liberté mécanique sert de fondement physique à la liberté humaine.<o:p></o:p>

    La nécessité c’est aussi une catégorie permettant de fonder l’éthique, la contrainte permettant à l’homme d’affirmer sa responsabilité en affirmant sa raison.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Si tout était nécessaire la situation serait pire que celle qui soumet l’homme aux dieux « mieux voudrait s’incliner devant toutes les opinions mythiques sur les dieux que de se faire les esclaves du destin des physiciens »<o:p></o:p>

    La fortune peut contribuer à obtenir le bien mais seulement en tant que cause instable contingente.<o:p></o:p>

    C’est à l’homme de négocier avec ce qui lui arrive en donnant une totalité particulière aux événements, elle n’est pas seulement le hasard ; elle consiste en une série causale qui vient avec les apparences d’une intention à la rencontre d’un individu venant entraver ou favoriser l’action spontanée du sujet.<o:p></o:p>

    C’est en ce sens où l’on peut utiliser l’expression stoïcienne « ce qui dépende de nous » lors de la maitrise de ses représentations ou opinions.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    IV)      Conclusion<o:p></o:p>

    La conclusion fait retentir la promesse d’un bonheur parfait de la manière la plus libre qu’il soit. Le sage sait faire sa part à la fortune sans que celle-ci ne soit jamais constitutive du bonheur lui-même qui ne dépend que de soi.<o:p></o:p>

    Épicure évoque l’état de veille et de sommeil pour suggérer avec l’entrainement à la sagesse et continue même pendant la nuit. Le résultat de cet entrainement à la sagesse fait que l’homme peut « vivre comme un dieu parmi les hommes », accéder à une forme de vie divine.<o:p></o:p>

    Cette vie divine à laquelle le sage accède ne se produit pas par une contemplation de l’idée de bien mais par une vie pacifiée sous la conduite de la raison.<o:p></o:p>

    L’homme est porteur de l’immortalité est doit l’actualiser or suivant les préceptes du tétrapharmakos qui permettent de gouter sur terre à l’ataraxie c’est-à-dire cet été de paix joyeuse que connaissent les dieux dans les inters mondes.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


    votre commentaire
  • Séquence 14 – La politique : la justice et le droit<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    On peut définir le droit comme l’ensemble des règles considérées comme juste. De plus il faut distingue trois signification qui peuvent être en connexion :<o:p></o:p>

    - la justice-idée ou conscience du droit naturel, elle désigne la norme du droit.<o:p></o:p>

    - la justice-devoir ou vertu conforme à l’équité dans son exercice et visant à transformer le droit selon l’exigence morale.<o:p></o:p>

    - la justice-institution ou Justice, elle régit en fait une société donnée et renvoie à des organisations ou à des personnes appliquant le droit.<o:p></o:p>

    On  peut établir un lien en la justice et le droit naturel d’une part et le droit positif d’autre part.<o:p></o:p>

    On peut se demande si la justice n’entretient-elle pas un rapport nécessaire à la loi. La justice sans loi existerait-elle. Peut-il y avoir des lois injustes.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    I)            Justice et vertu<o:p></o:p>

    Pour les philosophes antiques la vertu est une disposition à faire le bien qui contribue à la vie-bonne.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    A) La justice comme harmonie de l’âme et de la cité<o:p></o:p>

    Dans la république, Platon cherche à définir la justice tout d’abord à l’échelle de la cité puis à tout individu par analogie : dans l’âme humaine il y a trois parties (la sensibilité, la volonté, la raison) qui font échos aux trois classes principales de la cité juste (les producteurs/commerçants, les ouvriers, les philosophes-rois). La justice se définit au niveau individuel comme la réunion de trois autres vertus (la sagesse, la vaillance, la tempérance).<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) Justice universelle et justice particulière<o:p></o:p>

    Comme Platon, Aristote considère la justice comme la vertu par excellence mais il insiste sur le fait qu’elle ne concerne pas que l’homme isolé mais l’homme dans son rapport à autrui. La justice est une vertu sociale <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    C)  Justice distributive et justice corrective : Aristote<o:p></o:p>

    La justice distributive consiste à distribuer des avantages inégaux entre personnes inégales d’un certain point de vue. Elle est fondée selon Aristote selon une égalité proportionnelle (il s’agit de donner plus à celui qui est le plus méritant).<o:p></o:p>

    La justice corrective ou commutative ou mutuelle. Elle consiste à rétablir la légalité entre une marchandise et son prix (elle a un rôle privilégié dans les échanges) et à rétablir l’égalité entre un délit et sa peine (la justice). Selon Aristote, elle est fondée sur une égalité arithmétique entre les termes eux mêmes, elle consiste à donner autant à chacun quelque soit son mérite.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    En somme la nature de la justice est ambiguë, elle semble tirailler entre la nature et la loi. On peut néanmoins se demander si la justice appartient à la nature des choses ou si elle est le résultat d’une construction de l’esprit.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    II)         Justice et liberté : entre droit naturel et droit positif<o:p></o:p>

    Le droit naturel, idéal ou rationnel : il résulte de la nature de l’homme et il est supérieur à toute convention ou législation positive. Il désigne l’ensemble des règles qui ne peuvent ne pas exister en fait mais qu’on affirme pouvoir exister parce qu’elles sont conformes à ce qu’il est bien d’exiger.<o:p></o:p>

    Selon Kant le droit naturel en tant qu’il est conforme à l’autonomie et au respect de la personne est le seul fondement rationnel du droit.<o:p></o:p>

    Il existe différents types de droit :<o:p></o:p>

    - le droit international public (entre état)<o:p></o:p>

    - le droit international privé (entre individus d’état différents)<o:p></o:p>

    - le droit national public (constitutionnel / pénal / administratif)<o:p></o:p>

    - le droit national privé (civil / commercial)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    A) Droit naturel contre droit positif : la révolte d’Antigone contre Créon<o:p></o:p>

    Dans la tragédie de Sophocle, Antigone invoque la justice comme vertu ou exigence morale pour justifier son opposition au décret du roi Créon qui représente le droit positif, la justice comme institution. La justice a valeur divine, en donnant une sépulture au corps de son frère Polynice. Antigone obéit à la loi naturelle et éternelle transcendante aux lois écrites de la cité. C’est la conscience morale qui revendique l’universalité véritable. La loi positive défendue par Créon est jugée comme arbitraire par Antigone.<o:p></o:p>

    Plus généralement la référence à un droit naturel se comprend comme la prise en compte d’un droit qui échappe aux variations de l’espace et du temps qu’il se fonde sur un principe inviable.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le droit naturel permet de fonder le droit positif, de la mesurer et de le limiter.<o:p></o:p>

    Il permet d’exercer une fonction de contrôle du législateur, de faire évoluer des réformes selon un idéal.<o:p></o:p>

    Des lors que penser d’une doctrine philosophique et juridique qui voudrait faire abstraction de droit naturel en réduisant la justice toute entière.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) La réduction de la justice au droit positif : le positivisme juridique<o:p></o:p>

    Le positivisme juridique nie qu’il existe derrière la forme positive du droit, une justice souvent capable de la juger. <o:p></o:p>

    Il revalorise la norme comme axium de validité.<o:p></o:p>

    « On doit se conduire comme la constitution le prévoit » (Kelsen)<o:p></o:p>

    Cette norme juridique fondamentale est un critère formel de validité de règle juridique.<o:p></o:p>

    Or la science du droit ne se préoccupe pas de légitimité du droit. Ce positivisme juridique s’exprime par un légalisme qui tient le régime du droit par une instance ultime qui énonce que « tout ce qui n’est pas contraire au droit positif est licite »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Par suite n’est-il pas nécessaire de considérer la nécessité du droit naturel pour revendiquer la légitimité de la justice et pour permettre la liberté.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    III)      Justice et liberté<o:p></o:p>

    A) La nécessité du pacte social<o:p></o:p>

    Il repose selon Kant sur une « coalition de chaque volonté particulière et privée en une volonté générale et publique »<o:p></o:p>

    La volonté particulière peut être soumise à l’influence des passions c’est pourquoi pour agir comme citoyen la raison doit être souveraine comme l’a montré Rousseau. Le véritable contrat suppose l’engagement de chacun à se soumettre à la raison et à la volonté générale.<o:p></o:p>

    Pour Kant le pacte social vise l’établissement de lois sociales et parle de pacte originaire pour indiquer que le contrat quant à l’origine des sociétés légitimes (de droit) si le contrat était un fait alors il perdraient toute universalité car un fait est toujours particulier. C’est pourquoi l’établissement du pacte est une réalité de droit car il relève du droit naturel et universel.<o:p></o:p>

    De plus le législateur devra tenir compte de la volonté générale pour établir les lois, il doit postuler l’adhésion de tous lorsqu’il élabore des lois c’est en ce sens que l’assentiment du peuple est nécessaire à toute légitimité politique et sociale l’individu soit pouvoir considérer les lois en son âme et conscience comme juste et garante des droits de tous. Pour Rousseau dans le système politique régit par le contrat, l’homme n’est pas un être qui se contente de se soumettre comme un simple sujet dans le monde absolutiste. Il est actif citoyen car il contribue à l’autorité souveraine. Lorsque l’on considère le sujet comme citoyen on lui accorde une responsabilité collective.<o:p></o:p>

    « L’obéissance a la loi qu’on s’est prescrite est liberté » (Kant)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) Justice et démocratie<o:p></o:p>

    a)  L’éloge de l’état démocratique car « la fin de l’état est la liberté » : Spinoza<o:p></o:p>

    L’être peut être défini comme une société organisée possède des organes politiques, administratifs, juridiques et exerçant l’autorité politique qui s’applique à une notion pour assurer son unité et la respecter auprès des nations étrangères. <o:p></o:p>

    L’être est l’instance dirigeante des citoyens selon un axe vertical tandis que la société définit l’ensemble des citoyens selon un axe horizontal. Dans la société sont réunis par l’égalité et la solidarité.<o:p></o:p>

    Pour Spinoza l’être est « une société maintenue par des lois et par le pouvoir qu’il a de se conserver » c’est la stabilité qui fait la force d’un état or cette stabilité ne s’obtient jamais par la violence, la terreur mais par l’instauration d’une discipline collective.<o:p></o:p>

    Le droit de penser librement est un droit sacré inaliénable.<o:p></o:p>

    « ce gouvernement donc sera le plus violent qui dénie à l’individu la liberté de dire et d’enseigner ce qu’il pense au contraire un gouvernement est modéré quand cette liberté est accordé à l’individu. »<o:p></o:p>

    Spinoza s’oppose à Hobbes quand Hobbes pense que l’homme est un loup pour l’homme.<o:p></o:p>

    Il considère que la liberté d’expression est nécessaire dans la démocratie car elle permet la diffusion l’accroissement des connaissances.<o:p></o:p>

    « L’homme qui est dirigé par la raison est plus libre dans la cité où il vit selon le décret commun que dans la solitude où il n’obéit qu’à lui-même. »<o:p></o:p>

    La liberté politique ne doit pas être confondu avec la licence. En aucun cas un état ne doit laisser dire et faire n’importe quoi.<o:p></o:p>

    C’est la raison qui en l’homme est la mesure de toute chose. Spinoza préconise la liberté comme finalité de l’état et non pas la durée comme le prônait Machiavel. C’est pourquoi le régime le plus sain c’est-à-dire qui échappe le plus à la désagrégation et à la ruine, c’est le régime démocratique alors que le régime le plus malade c’est-à-dire le moins apte à surmonter les tensions internes est le régime monarchique. La démocratie vise la joie des citoyens tandis que la monarchie qui maintient les individus par la crainte ne peut être cause que de leur tristesse.<o:p></o:p>

    C’est pourquoi Kant transfère l’idée démocratique des relations interindividuelles aux relations interétatiques. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  Vers un état cosmopolitique / universel (Kant)<o:p></o:p>

    Il considère « l’homme est un animal qui a besoin d’un maitre »<o:p></o:p>

    Pour Kant le pouvoir est corrupteur c’est pourquoi trouver un chef juste en lui même est la tache la plus difficile de toute. L’élaboration d’un système politique juste suppose un peuple ayant acquis la maturité politique et susceptible de faire un bon usage des pratiques démocratiques.<o:p></o:p>

    La raison permet de se libérer de l’état de tutelle qui maintient l’individu dans la servitude. De plus « l’homme est un animal sociable et insociable »<o:p></o:p>

    La nature a placé la contradiction au cœur de l’homme mais ce n’est pas en vain car l’homme est obligé de développer sa raison son intelligence sa ruse pour rivaliser avec autrui. De plus pour Kant les relations entre individus ne peuvent éviter la violence des égoïsmes individuels que par l’adoption d’une constitution politique qui substitue le droit à la force pour garantir le droit à la paix.<o:p></o:p>

    D’autres êtres existent avec lesquelles des conflits universels entre les états en les regroupant en un seul état cosmopolite universel.<o:p></o:p>

    Dans cette fédération de peuple les droits de chacun pourront être rassurés, et la volonté particulière de chaque état s’effacera au besoin par la contrainte devant la volonté générale. C’est « l’intérêt bien compris des êtres » qui va les conduire à trouver une législation régissant leur rapport harmonieusement. Cet état des nations devra « se maintenir lui même comme un automate ». C’est une législation suffisamment contraignante et efficace pour que les êtres n’aient plus la possibilité de se nuire.<o:p></o:p>

    Néanmoins le maintient d’une position salutaire canalisé entre les êtres est nécessaire. Grace à cette opposition la paix sera toujours sollicitée. Dans la paix ainsi visée les institutions pourront s’améliorer. Pour Kant l’homme ne s’épanouit que dans un contexte libéral car il estime que l’intérêt particulier peut s’accorder avec l’intérêt général. Pour Kant les progrès des hommes s’effectuent à travers l’histoire. Ils sont dus au progrès du droit et de la raison.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    C)  Les critiques de l’état<o:p></o:p>

    a)  L’état comme instrument de domination : la critique Marxiste et Nietzschéenne<o:p></o:p>

    Selon Marx et Engels l’état moderne des sociétés développé n’est pas cette abstraction morale et idéale qui se prétend au service de la société tout entière de l’intérêt générale et la liberté. L’être est un instrument contribuant à maintenir l’unité d’un système social en renforçant les intérêts des classes sociales dominante.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    D’où l’idée d’un dépérissement de l’être d’une société sans classes qui succédant à l’ancienne bourgeoisie avec ses classes et ses antagonistes de classe fait surgir une association dans laquelle le libre développement de chacun est du libre développement de tous.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Nietzsche également considère aussi l’être comme une construction imaginaire est de se joue des hommes. Un état déréglé peut apparaître comme la plus froide des monstres froids en déclarant « moi l’être, je suis le peuple »<o:p></o:p>

    L’être empêche les membres de la société de s’épanouir et de développer leur volonté de puissance.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  La tentation anarchiste : détruire l’état<o:p></o:p>

    L’organisation sociale résulte naturellement des aspirations individuelles à vivre librement en communauté, peux se gérer tout seul, sans aide de l’état.<o:p></o:p>

    Une authentique vie sociale suppose une suppression de l’état et tout pouvoir. L’état sacrifie à ses intérêts la liberté naturelle des individus.<o:p></o:p>

    « L’anarchie est une forme de gouvernement […] où les formes monarchiques, la haute centralisation, remplacées par les institutions fédératives et les mœurs communales disparaissent. Quand […] par la solution des problèmes économiques, les intérêts sociaux et individuels seront en équilibre et solidaire il est évident que tout contrainte ayant disparue, nous serons en pleine liberté ou anarchie » Proudhon<o:p></o:p>

    Nous pensons que la politique, nécessairement révolutionnaire du prolétariat, doit avoir pour objet immédiat et unique la destruction des états. Nous ne comprenons pas que l’on puisse parler de la solidarité internationale » Bakanine<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    IV)      Conclusion<o:p></o:p>

    On peut soutenir que l’état est nécessaire car il contribue au bien vivre en communauté il permet de réguler les passions humaines en garantissant les droits inaliénables de la personne.<o:p></o:p>

    Par exemple, le droit de liberté personnelle, de propriété et de légitime défense.<o:p></o:p>

    En outre il est nécessaire d’éviter les dérives de l’état c’est pourquoi la division du pouvoir est nécessaire.<o:p></o:p>

    « Nous exigeons que l’état limite la liberté de telle sorte qu’en fin de compte la liberté de chacun soit protégée par la loi » <o:p></o:p>

    Par ailleurs il semble nécessaire de compléter la justice par l’équité pour éviter les dérives et les inégalités.<o:p></o:p>

    Ainsi le soucis d’équité traduit l’exigence d’égalité de toute justice : égalité devant la loi (isonomie), des droits, des chances.<o:p></o:p>

    D’où la préoccupation essentielle des démocraties modernes qui est de concilier l’exigence d’équité et d’égalité d’une part et l’exigence de liberté individuelle d’autre part.<o:p></o:p>


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires