• Montesquieu<o:p></o:p>

    L’Esprit des Lois<o:p></o:p>

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    C’est l’œuvre de sa vie, il y a passé 20 ans de travail. Il y a 26 tomes sur la réflexion sur le rôle de changer la société. (Les philosophes veulent présenter une œuvre critique, qui ait une conséquence rapide et concrète sur la société de leur temps)

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    C’est une œuvre compliquée, austère, s’adresse à un public élitiste. Montesquieu publie les lettres persanes (argumentation indirecte), c’est une œuvre plus courte où sont repris les mêmes thèmes que dans l’esprit des lois è l’esclavage avec le personnage Roxanne. Et de même chez voltaire (nègre de Surinam)

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    L’esclavage prend une part importante de l’œuvre de Montesquieu : c’est un texte très important pour la manière dont est abordée la critique de l’esclavage è Montesquieu prend le parti inverse : il imagine qu’il devrait défendre l’esclavage, soutenir qu’ « on a le devoir de rendre les nègres esclaves » et il dresse la liste des arguments, qui sont de plus en plus irrationnels, invraisemblables, provocateurs, révoltants è la stratégie de Montesquieu pour faire réagir son lecteur è c’est la contre argumentation (stratégie de la contre attaque avec raisonnement par l’absurde)

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    Montesquieu a beaucoup plus détruit les thèses esclavagistes grâce à ce système là, ce qui renforce l’efficacité qui repose sur décalage, absurde, ironie

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    La fin du texte est moment de vérité avec indignation personnelle qui se ressent même derrière ironie


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  • La fontaine, Fables<o:p></o:p>

    « Le songe d’un habitant du Mogol » ; Livre XI, fable 4<o:p></o:p>

    Lecture analytique<o:p></o:p>

     

     

    I)             Introduction<o:p></o:p>

    1)   Situation<o:p></o:p>

    A)   Les contextes<o:p></o:p>

    a)    Historique et politique<o:p></o:p>

    Nous sommes pendant la seconde moitié du XVII° siècle, sous le « roi soleil » et la monarchie absolue de droit divin de Louis XIV où le règne est long. C’est une période de grandeur et de gloire en alternance avec des situations difficiles (taxes) qui peuvent affaiblir le royaume. Le symbole de Versailles domine.<o:p></o:p>

     

    b)    Social et culturel<o:p></o:p>

    C’est une société inégalitaire : d’une part les nobles et le clergé et d’autres part le peuple (artisans et paysans). La vie culturelle existe dans les grandes villes à travers les salons, la vie de château et les cafés. La vie à la cour est le carrefour des idées qui sont mis en avant par les beaux esprits. Il y a une floraison dans les différents domaines (classicisme).<o:p></o:p>

     

    c)     Littéraire<o:p></o:p>

    Le classicisme est un mouvement du XVII° siècle dont les chefs de file sont Racine, Boileau, Molière et La fontaine. Il est caractérisé par le thème de la centralisation autour du roi Louis XIV, de la mesure, la bienséance et des valeurs morales. Le classicisme suit des règles (règles des trois unités), les auteurs veulent imiter les latins et grecs qui sont des modèles universels de clarté et de raison. Pourquoi la morale est omniprésente ? Dans différentes cultures on a souvent eu la même vision de l’artiste dans trois périodes :<o:p></o:p>

    -        V° siècle avant JC (Périclès et Athènes)<o:p></o:p>

    -        I° siècle après JC (Rome et Auguste 1er empereur)<o:p></o:p>

    -        XVII° siècle (Louis XIV)<o:p></o:p>

    L’artiste n’est pas là seulement pour créer quelque chose de divertissant ou de beau, il doit chercher à travers son œuvre l’universalité et l’éternité (intéresse n’importe qui et n’importe quand et traite de thèmes universels et utilise une langue sobre, claire et pure ; l’auteur s’efface de son œuvre) Les règles permettent la perfection de l’œuvre et donc la grandeur de l’Homme crée l’humanisme et s’élève par la pensée et la parole. Le seul grand thème éternel et universel est la morale au niveau de l’Homme (étymologie de morale è mos, moris = règle, loi, coutume). Tous les écrivains du XVII sont des moralistes (d’argumentation directe ou indirecte è morale sur la société, humaniste ou sur l’honnête homme)<o:p></o:p>

     

    B)   Biographie de l’auteur (voir Ormesson)<o:p></o:p>

    Le papillon du parnasse (montagne en Grèce où il y a le temple d’apollon le dieu de la beauté, c’est la région mythique où est la poésie. Le papillon évoque la variété des thèmes abordé) Il a été élevé à Château-Thierry et sa famille était en voie d’anoblissement. Il est en proximité avec la nature. Il étudie le latin le grec et découvre Ésope, Phèdre. Il lit la littérature baroque, la préciosité.<o:p></o:p>

     

    C)   L’œuvre les fables 2nde édition<o:p></o:p>

    La fable a toujours consisté comme un genre mineur jusqu'à La Fontaine. Les fables sont mythologiques et animalières, elles présentent une sagesse divine, ce récit charme, divertit et dissimule une leçon et peut déboucher sur une critique morale de la société. C’est un succès pour La fontaine, en tant que poète il s’affirme, il garde en lui une fantaisie que recommande les grands classiques. « Le songe d’un habitant du Mogol » n’est pas une fable animalière. C’est un pays imaginaire qui fait penser à la Mongolie. Il y a un exotisme oriental, l’adhésion du lecteur est donc plus forte. Cette fable est originale, elle est sous forme de diptyque mais avec deux parties longues et équivalentes.<o:p></o:p>

     

    2)   La lecture<o:p></o:p>

     

    3)   Intérêt général du texte<o:p></o:p>

    Thème : la retraite (la solitude) est éloge. Il évoque l’écriture, la poésie. La structure est en diptyque (double structure) il sort du cadre de la fable<o:p></o:p>

     

    4)   Problématique / plan<o:p></o:p>

    -        Par quels procédés La Fontaine donne-t-il plus de charme, d’authenticité et de force ?<o:p></o:p>

    Plan :<o:p></o:p>

    -        Une fable structurée autour d’un diptyque <o:p></o:p>

    -        Mais ce diptyque possède une unité certaine<o:p></o:p>

    -        Une réflexion forte et originale sur l’Homme et ‘art d’écrire<o:p></o:p>

     

    II)          Écriture <o:p></o:p>

     

    une fable a une structure double et inscrit un récit et une morale. Il y a des liens de transition et de convergence qui lie le récit et la morale ce n’est pas le cas ici. Il y a deux parties qui semble être autonome l’une de l’autre<o:p></o:p>

     

                A/ une écriture différente entre la partie 1 et la partie 2<o:p></o:p>

    La première partie du vers 1 au vers 17 est un apologue (vise un message moral) il appartient au monde de la fiction (orient et exotisme). Le passé simple marque la rapidité des actions. Dans cette première partie il y a un système d’énonciation objectif du début à sa fin (décrit ou raconte). Mais cette structure des vers 18 à 40 (discours personnel et subjectif) le narrateur et l’auteur utilisent le « je » qui amène à un discours de réflexion et de confidence. Dans la seconde partie, le poète a modifié l’écriture des vers (vers hétérométrique de la 1ere partie) ce sont des alexandrins. C’est le vers noble qui permet un discours lyrique.<o:p></o:p>

     

    B/ les unités des deux parties permettent d’imaginer deux poèmes autonomes et non une seul fable<o:p></o:p>

    Le récit se suffit à lui-même dans la première partie. Les paroles de l’interprète fait lieu de morale. Le vizir qui n’est pas glorieux se retrouve aux Champs-Élysées (royaume des morts pour les glorieux). Il s’y trouve donc avec un plaisir merveilleux. L’ermite se retrouve aux enfers è la situation est donc paradoxale (vers 7). Minos se serai donc trompé (modalisateur « semblait » « peut ») les vers 15 à 17  explique une morale et la justice de Minos. L’énigme dévoilée permet de fermer la première partie.<o:p></o:p>

    La seconde partie fait l’éloge de la retraite et de la solitude. L’inspiration et la solitude sont nécessaire pour créer de la poésie et débouche sur des questions de philosophique : quels sont les vraies richesses ? Elles ne sont pas matérielles (être un homme libre) perspective de vie et de mort. La fontaine ne peut pas être concernée par la mort. « Je ne serai pas riche » Il ne faut pas voir les qualités extérieures mais les qualités intérieures. Le sommeil est une pré mort. Il s’engage à être seul.<o:p></o:p>

    Derrière la diversité de ce diptyque il y a une réelle unité dans cette fable. La solitude va être développé par l’expression personnelle de sa vie il est épicurien.<o:p></o:p>

     

                C/ dans cette fable La fontaine développe un esthétique qui lui permet de parler de lui-même (remarque et vérités générales). D’un coté La fontaine lève le voile sur lui et il est critiqué par le classicisme. Tout en tenant un discours, il arrive à toucher à des thèmes universels. Il arrive à combiner des choses qui ne vont pas ensemble. Ce discours lyrique reste classique. Il y a une qualité de l’écriture poétique (rejet, enjambement) qui provoque un rythme rapide. L’alexandrin fonctionne pour l’équilibre, les vers paires peuvent provoquer un hémistiche qui provoque lui au contraire un rythme régulier. Le vers 38 est un testament moral, spirituel du personnage. Beaucoup de périphrase sont employées, l’écriture poétique est travaillé avec le champ lexical de la douceur, doute, savourer, apprendre.<o:p></o:p>

     

    ð  Cette fable est une fable originale, particulière par sa structure, son thème, ses personnages et en même temps cette fable est au delà de ses différences, elle reste très fidèle à l’écriture et à l’esprit du classicisme. La morale de cette fable est qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Le monde est un piège dont il ne faut pas être dupe. L’hypocrisie, la vie, la mort est évoquée, le destin n’est pas tout tracé. La qualité personnelle peut inverser les logiques attendues. L’habit ne fait pas le moine, elle débouche sur une vision globale de la sagesse. L’amour de soi et d’autrui permet d’avancer dans le monde avec plus d’amour pour la nature qui influence favorablement l’individu. L’importance de la nature fait de La fontaine un philosophe.<o:p></o:p>

    ð  Il faut apprendre à décrypter le monde. C’est le rôle du poète d’exprimer tout haut ce que chaque individu ressent. Le monde extérieur est un chaos quand on cherche à le comprendre. Mais il a une unité (cf. textes complémentaires)<o:p></o:p>

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  • L’huitre et les plaideurs<o:p></o:p>

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    C’est une critique de la justice qui n’est pas sérieuse (ironie et humour). Cette fable est composé d’un récit suivi d’une morale de quatre vers, c’est une leçon générale, avec une structure claire, l’introduction situe le personnage et l’objet du débat. L’auteur parodie le discours de Dandin, il crée un univers qui pourrait être le discours d’un jour. L’art du beau langage simule un renversement des valeurs. Le ton de l’ironie moqueuse est adopté. Il y a une critique des saintes intentions, la parole utilisé par le juge est une parole creuse qui fait douté de la légitimité de l’action


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  • La cour du lion<o:p></o:p>

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    Elle marque l’importance du XVII° siècle aristocratique (le protocole). Ces règles du protocole sont marquées à la cour. On a un univers transposé avec la cour du lion. Il y a pourtant une réflexion sur le pouvoir quand il est mal accepté (tous les dirigeants qui outrepassent leur pouvoir, leurs responsabilités). Il utilise une arme efficace et dangereuse : la parole de mauvaise foi et l’hypocrisie contre laquelle La fontaine veut nous prévenir. Le récit plus la morale (4 derniers vers) humanise les animaux, le cache de la cour (aspect formel) et les courtisans (ours, singe, renard). C’est un tableau burlesque : il impose la parole et le silence. Le renard choisi le silence et sauve donc sa vie (équilibre naturel et harmonie) le naturel est travaillé. La position de la fontaine à la cour est proche de celle du renard.<o:p></o:p>


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  • Jean de La Fontaine<o:p></o:p>

    A Monsieur le Dauphin<o:p></o:p>

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    C’est la dédicace de la première édition des fables dédiées au fils du roi Louis XIV (le dauphin)

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    Ésope est cité car La Fontaine veut imiter les ancien car « tout parle en mon ouvrage » è importance de la parole et « je me sers d’animaux pour instruire les hommes » è qui montre un idéal de la légèreté (la philosophie et l’épicurisme)


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