• L.A L'Illusion comique Corneille Acte II Scène 2

    L’illusion comique

    Acte II Scène 2  
    Corneille<o:p></o:p>

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    I)             Introduction<o:p></o:p>

    1)  Situation<o:p></o:p>

    A)   Les contextes<o:p></o:p>

    a)    Historique et politique<o:p></o:p>

    Nous sommes pendant la seconde moitié du XVII° siècle, sous le « roi soleil » et la monarchie absolue de droit divin de Louis XIV où le règne est long. C’est une période de grandeur et de gloire en alternance avec des situations difficiles (taxes) qui peuvent affaiblir le royaume. Le symbole de Versailles domine.<o:p></o:p>

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    b)    Social et culturel<o:p></o:p>

    C’est une société inégalitaire : d’une part les nobles et le clergé et d’autres part le peuple (artisans et paysans). La vie culturelle existe dans les grandes villes à travers les salons, la vie de château et les cafés. La vie à la cour est le carrefour des idées qui sont mis en avant par les beaux esprits. Il y a une floraison dans les différents domaines (classicisme).<o:p></o:p>

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    c)     Littéraire<o:p></o:p>

    Le classicisme est un mouvement du XVII° siècle dont les chefs de file sont Racine, Boileau, Molière et La fontaine. Il est caractérisé par le thème de la centralisation autour du roi Louis XIV, de la mesure, la bienséance et des valeurs morales. Le classicisme suit des règles (règles des trois unités), les auteurs veulent imiter les latins et grecs qui sont des modèles universels de clarté et de raison. Pourquoi la morale est omniprésente ? Dans différentes cultures on a souvent eu la même vision de l’artiste dans trois périodes :<o:p></o:p>

    -        V° siècle avant JC (Périclès et Athènes)<o:p></o:p>

    -        I° siècle après JC (Rome et Auguste 1er empereur)<o:p></o:p>

    -        XVII° siècle (Louis XIV)<o:p></o:p>

    L’artiste n’est pas là seulement pour créer quelque chose de divertissant ou de beau, il doit chercher à travers son œuvre l’universalité et l’éternité (intéresse n’importe qui et n’importe quand et traite de thèmes universels et utilise une langue sobre, claire et pure ; l’auteur s’efface de son œuvre) Les règles permettent la perfection de l’œuvre et donc la grandeur de l’Homme crée l’humanisme et s’élève par la pensée et la parole. Le seul grand thème éternel et universel est la morale au niveau de l’Homme (étymologie de morale è mos, moris = règle, loi, coutume). Tous les écrivains du XVII sont des moralistes (d’argumentation directe ou indirecte è morale sur la société, humaniste ou sur l’honnête homme)<o:p></o:p>

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    B)   Biographie de l’auteur <o:p></o:p>

    Pierre Corneille, poète et dramaturge français né à Rouen le 06 juin 1606 et décédé à Paris le 1er octobre 1684.

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    Fils de la haute bourgeoisie de robe, Pierre Corneille fait de brillantes études chez les Jésuites et exerce la charge d'avocat général à la table de marbre du Palais pendant vingt ans. Il se fait d'abord connaître et apprécier grâce à ses comédies telles Mélite en 1628. Il est ensuite remarqué par Richelieu qui lui verse une pension. Cette association s'achève avec Le cid qui vaut à Corneille la gloire nationale et inaugure une série de chefs-d'œuvre. Si Corneille a été plus tard délaissé au profit de son rival Racine, et qu'il mourut dans l'indifférence et le plus grand dénuement, il est aujourd'hui considéré comme le fondateur du théâtre classique français. Ses œuvres au style oratoire et limpide rassemblent des personnages héroïques exceptionnels confrontés à des situations tout aussi exceptionnelles. C'est parce que Corneille croyait en la responsabilité de l'homme que ses personnages ne sont jamais submergés par la passion mais guidés par leur raison.

    C)   L’œuvre<o:p></o:p>

    Année 1635 è quand Corneille écrit  cette pièce, juste avant « Le Ciel » qui lui approuvera la gloire totale.

    Ce n’est pas sa 1ère pièce, elle est un succès.

    Corneille, dramaturge tragique est en fait au début de sa vie un comique.

    Il écrira plus de 20 pièces après L’illusion comique.

    Il est dans l’écriture de la tragicomédie è plait énormément, et cette pièce est le meilleur exemple du genre dans le théâtre français.

    Le Cid : moitié tragi-comédie moitié classique è pièce charnière.

    Titre : « illusion » renvoie à toute la théorie du mouvement baroque.

    « Comique » différent de drôle, plaisant ; ici originel è théâtral (comos en grec è masque de théâtre).

    L’illusion comique est une pièce argumentative (pièce à thèse).

    La structure de cette pièce est complexe car corneille veut montrer la capacité extraordinaire du théâtre avec la perfection de l’illusion

    Mais elle est aussi complexe à cause de la structure de la pièce et de l’emboitement à trois niveaux de cette pièce

    Nous avons ici à faire à une tragicomédie : c’est un pièce qui mélange les genres, les pièces è proche de l’esthétique baroque. La pièce est marquée par la fantaisie et par les choix des personnages.

    Cependant le discours est brillant, très dynamique : on jongle avec les mots (un personnage est beau parleur). De plus la poésie est présente avec le merveilleux et Alcandre ou encore l’épique et matamore è le mélange de registres est une des particularités et des richesses de cette pièce.

    Ce n’est pas une pièce classique, elle est comparable à un monstre à cause de la diversité du théâtre qui fait l’éloge des possibilités théâtrale et du mélange des genres

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    D)   L’extrait<o:p></o:p>

    C’est la tirade de matamore qui est un autoportrait d’environ 20 vers. Matamore va se mettre en avant pour se valoriser en partant de l’élément militaire : il n’a pas besoin d’armée pour battre les grands. Matamore est un personnage type espagnol qui est caricatural et ridicule, il prend le surnom de st jacques. C’est un personnage existant depuis l’antiquité grecque, ce n’est pas seulement un faux héros. C’est aussi un faux séducteur qui a deux sortes de conquêtes :

    - Militaires qui sont toutes fausses

    -Amoureuses qui sont aussi fausses mais il se présente comme un don juan

    Matamore est un acteur et son public est Clindor et Isabelle (ils vont dans le sens de matamore) : il donne une certaine vision du théâtre. Mais c’est un anti-acteur, un acteur raté, qui a une identité propre, profonde et personnelle. Il confond cependant sa vraie vie avec le personnage qu’il joue, il devient alors parodique voire ironique.

    Métaphoriquement matamore est l’opposé de Clindor (qui lui fait la différence entre le rôle joué et l’identité de l’homme qui est acteur) è le théâtre est un moyen de progrès morale et de plaisir.

    Matamore incarne les dérives des apparences de la vantardise, c’est un acteur raté qui confond la vraie vie et sa vie rêvé, sa vie fictive. Il a un destin raté et qui ne peut rien apporté aux autres. Les vérités ainsi que les mensonges sont un piège pour lui-même, il conserve ses qualités et ses rêveries de la pièce è c’est un beau parleur qui crée un effet d’illusion

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    2)  La lecture<o:p></o:p>

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    3)  Intérêt général du texte<o:p></o:p>

    4)  Problématique / plan<o:p></o:p>

    - Le lexique conventionnel d’un faux héros

    - Ironie et satire pour définir un faux galant homme

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    II)          Écriture <o:p></o:p>

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    I.              Le lexique conventionnel d’un faux héros<o:p></o:p>

    A)  Un vocabulaire de l’héroïsme<o:p></o:p>

    Matamore prétend valoir à lui tout seul plus qu’une armée. Se proclamant le plus grand chef de guerre de tous les temps, il multiplie les termes du vocabulaire héroïque, en vigueur dans la tragédie ou l’épopée. Il évoque son nom (sa réputation) qui fait trembler tout le monde. Son courage dit-il est invaincu.

    Matamore vient à se dépeindre en dieu de la guerre, tel un second mars. Il affirme commander aux trois pâques et se comparer à Jupiter, dieu suprême de l’olympe, traditionnellement détenteur du foudre et maitre des destins de chacun

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    B)  Un héros imaginaire<o:p></o:p>

    Cette apothéose est toutefois fictive et comique par voie de conséquence. Le discours de matamore comporte en effet trop d’exagérations pour être crédible. Comment sa seule réputation pourrait-elle renverser des murailles ?

    Les accumulations créent une impression d’invraisemblance. Chaque vers renchérit sur le précédent.

    Les armes prétendument utilisées se révèlent d’autant plus efficaces qu’elles sont de moins en moins existantes. Après le foudre et le revers de la main, vient un simple souffle. La progression vers l’abstraction suscite évidemment le sourire

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    II.           Ironie et satire pour définir un faux galant homme<o:p></o:p>

    A)  L’amour comme alibi de l’inaction<o:p></o:p>

    Indigné contre Clindor coupable, à ses yeux, de le sous-estimer, matamore menace de l’assassiner d’un seul de ses regards. Comme c’est impossible en pratique, il change aussitôt d’humeur et d’attitude. Son amour pour Isabelle prendre aux amis de la jeune fille. Déformation d’un mot d’origine espagnole, l’adjectif qualificatif « veillaque » qui signifie coquin marque ce revirement soudain, renforcé par l’adverbe « toutefois ». Le souvenir d’Isabelle apaise sa colère et lui fait pardonner l’insolence de Clindor. Matamore dissimule en réalité sa peur d’agir. Il ne menace qu’en parole sans jamais passer aux actes.

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    B)  Un amoureux ridicule<o:p></o:p>

    De même que son héroïsme, sa passion est aussi fictive que risible. Les contrastes sont trop appuyés pour ne pas être grotesques. Le petit archer qui fait référence à cupidon, est censé chasser la mort logée dans les yeux de Matamore.

    Les vers à tonalité héroïque s’opposent aux vers galants pour provoquer, jusque dans leurs énumérations, le sourire du lecteur.

    Voilà le héros le plus parfait devenir le plus beau et plus charmant des hommes.

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    III)        Conclusion<o:p></o:p>

    Cet autoportrait dépeint la double personnalité que Matamore prétend avoir. Il dévoile en réalité les vantardises de l’homme qui en devient comique malgré lui. Matamore ne se soucie pas en effet d’être cru, il lui suffit de croire à ses propres rêves. Ceux-ci ne manquent pourtant pas de cohérence. Dès qu’il se trouve en difficulté ou devant le réel, il change aussitôt de sujet, d’image et de rêve. Matamore peut ainsi conserver la haute estime qu’il a de lui. C’est un fou mais un fou fort habile dans sa folie.


  • Commentaires

    1
    Matamore
    Lundi 5 Novembre 2012 à 02:54
    Bonsoir ! Sais-tu que cette lecture analytique est tirée d\'un livre ?
      • lafandemusic1994 Profil de lafandemusic1994
        Vendredi 22 Février 2013 à 22:28
        Bouvard et Michet je crois ^^
      • lafandemusic1994 Profil de lafandemusic1994
        Vendredi 15 Août 2014 à 09:34
        Exactement ce cours est une prise de notes faite en cours par mon professeur de français qua j'avais à ce moment là. Si le professeur utilise des lectures analytique tirées dun livre c'est à lui de voir la façon dont il fait son cours. Mais dans tous les cas ce sont mes prises de notes.
    2
    Aurianeb
    Lundi 23 Juin 2014 à 09:40
    Ce n'est pas du tout l'acte I scène 2
      • lafandemusic1994 Profil de lafandemusic1994
        Vendredi 15 Août 2014 à 09:37
        Effectivement après rectification c'est l'acte II scène 2. Merci pour la rectification
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