• L'oral de rattrapage

    Pourquoi la philosophie :<o:p></o:p>

    Les enjeux de la lettre à Ménécée<o:p></o:p>

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    I)            Contexte général de l’œuvre d’Épicure<o:p></o:p>

    A) Épicure ou le philosophe du jardin<o:p></o:p>

    Aristote privilégie un enseignement logique fondé sur le vivant.<o:p></o:p>

    Le jardin d’Épicure s’est érigé contre ces deux écoles. Il l’a fondé à Athènes en 306 avant JC.<o:p></o:p>

    Il a privilégié un apprentissage plus concret en considérant la philosophie comme un art de vivre.<o:p></o:p>

    Pour Épicure le bonheur est terrestre, la raison est au service du bonheur.<o:p></o:p>

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    B) La place de la lettre à Ménécée<o:p></o:p>

    La lettre à Hérodote traite de la nature, de la physique, de la partie de la philosophie qui vise à expliquer rationnellement la nature.<o:p></o:p>

    La lettre à pytoclés traite des météores c’est-à-dire de tous les phénomènes céleste qui nous étonnent et risque des nous troubler, si leur réduction à des causes naturelles, ne délivre pas l’âme de la crainte superstitieuse.<o:p></o:p>

    La lettre à Ménécée traite de l’éthique, elle a un enjeu didactique puisqu’il s’agit de dénoncer les principes nécessaires pour bien-vivre.<o:p></o:p>

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    II)         La morale de l’œuvre<o:p></o:p>

    A) Le plaisir comme souverain-bien<o:p></o:p>

    Les stoïciens et les épicuriens ont le même but : permettre à l’homme de trouver le bonheur et ils préconisaient l’indifférence par rapport à ce qui ne dépend pas de nous et l’exercice de la vertu pour atteindre le bonheur.<o:p></o:p>

    Pour les épicuriens, le plaisir modéré permet d’être heureux « nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse »<o:p></o:p>

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    B) La philosophie comme médecine de l’âme<o:p></o:p>

    La lettre expose les différents principes du quadruple remède tetrapharmakos qui permet à tout homme d’être heureux. Savoir que dieu n’est pas à craindre que la mort soit privée de sensibilité que le bien est facile à se procurer que la souffrance est supportable.<o:p></o:p>

    Le bonheur est individuel et est lié à l’autarkeia (autarcie)<o:p></o:p>

    Cet autarcisme doit nous permettre de vivre en dieu parmi les hommes en nous servant de la philosophie qui par des arguments rationnels et des raisonnements rend la vie heureuse.<o:p></o:p>

    Épicure déconseille l’activité publique et politique.<o:p></o:p>

    De plus l’amitié doit être sélectivité.<o:p></o:p>

    Le précepte épicurien est pour vivre heureux vivons cachés. Dans tout rapport social le sage soit préserver son indépendance et sa sécurité.<o:p></o:p>

    Le but de la morale est de sécuriser les hommes en montrant que les phénomènes naturels ne sont pas le signe d’une vengeance des dieux.<o:p></o:p>

    C’est la science qui permet d’expliquer les phénomènes de façon objective. Donc la science est en vue de l’éthique. C’est l’ignorance des hommes qui les a poussés à avoir recours à la divinité pour expliquer les phénomènes naturels. Les dieux sont également composés d’atomes et vivent dans les inters mondes, c’est pourquoi il rejette le théocentrisme qui fait de dieu le centre de l’univers.<o:p></o:p>

    Le sage épicurien prendra les dieux comme modèle et s’efforcera de les imiter et la pureté de l’amitié qu’il se donne réciproquement. La philosophie permet de dédramatiser la mort.<o:p></o:p>

    Cet argument sera repris par Montaigne « la mort ne vous concerne ni mort ni vif ; vif parce que vous êtes, mort parce que vous n’êtes plus »<o:p></o:p>

    Pour Épicure l’âme n’existe pas indépendamment du corps.<o:p></o:p>

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    III)      Analyse en détail<o:p></o:p>

    Épicure esquisse les éléments d’une progression éthique en partant de plus urgent de ce qui est le plus grand motif (la crainte des dieux et de la mort) pour acheminer le lecteur vers l’exercice conjoint de l’esprit de l’âme en repoussant le mal.<o:p></o:p>

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    A) Introduction : l’urgence à philosopher (paragraphe 122)<o:p></o:p>

    L’auteur précise l’efficacité pratique, elle permet de prendre soin de son âme en trouvant un équilibre intérieur.<o:p></o:p>

    Cette définition de la philosophie permet de rendre compte de l’utilité de la sagesse. C’est la conscience qui permet au vieillard la réminiscence affective. Le plaisir virtuel constitue un plaisir en soi. De plus le plaisir est inné. Par nature sans que l’on lui consigne l’être vivant fui la douleur recherche le plaisir. D’où l’exhortation à philosopher avec le « il faut » tous les hommes désire le bonheur et comme le désir procède du manque, un vide passé sans philosopher est vide, vaine.<o:p></o:p>

    D’où la nécessité de se libérer de la crainte, de la mort pour se libérer de la sagesse.<o:p></o:p>

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    B) 1er et 2ème précepte (paragraphe 123 à 127)<o:p></o:p>

    1)  La pensée des dieux (paragraphe 123 à 124)<o:p></o:p>

    Épicure suppose que des simulacres sont émis par des choses et viennent heurter les organes des sens.<o:p></o:p>

    Les dieux émettent des simulacres qui comme le dit Lucrèce sont des copies, des formes minces qui se détache des choses comme une écorce ou des membranes dont elles sont l’image.<o:p></o:p>

    De plus dans la connaissance intervienne les prolepses. L’homme porte en lui la prolepse d’être heureux et immortel or il ne peut exister de prolepse de ce qu’il n’existe pas. Les dieux nous fournissent un modèle d’ataraxie parfaite. Il s’oppose à l’anthropocentrisme qui caractérise la multitude des gens du peuple qui suppose que les dieux sont à leur image.<o:p></o:p>

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    2)  La pensée de la mort et des limites (paragraphe 124 à 127)<o:p></o:p>

    On assiste à une dédramatisation de la mort : la mort est un état qui ne communique pas avec l’état du vivant. Pour résoudre le faux problème de la mort, il faut ne pas penser à la vie comme un temps qui nous envelopperait la mort n’est pas un terme de la vie au sens de son horizon fondamental. Il ne faut pas nier que nous sommes mortel mais il ne faut pas nier que nous sommes mortel mais il ne faut faire de la mort un tribunal des âmes. Montaigne affirme « la mort ne nous concerne ni mort, ni vif, vif parce que vous êtes, mort parce que vous n’êtes plus »<o:p></o:p>

    Ce n’est qu’à ce prix qu’un bonheur authentique est possible sans référence à l’idée fausse d’un jugement dernier qui nous ferait mériter tel ou tel sort.<o:p></o:p>

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    C)  3ème et 4ème précepte : le soin conjoint du corps et de l’âme (paragraphe 127 à 131)<o:p></o:p>

    Dans cette philosophie où les organes des sens sont critères de vérités, il a l’air que la question du corps est centrale pour l’éthique et ne peut-être désolidariser du bonheur.<o:p></o:p>

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    1)  La classification des désirs (paragraphe 127 à 128)<o:p></o:p>

    Épicure introduit une triple distinction :<o:p></o:p>

    - les désirs naturels et nécessaires : ils sont rangés en ordre d’importance décroissante ceux qui contribue à la santé du corps, au bonheur, la vie. Ce sont les plaisirs qui ont des besoins fondamentaux.<o:p></o:p>

    - les désirs naturels et non nécessaires : ils peuvent entrainer l’aliénation de l’homme, ils sont légitime où l’on en use avec modération.<o:p></o:p>

    - les non naturels et non nécessaires : ce sont des désirs vides, à rejeter. Épicure affirme son hédonisme modéré en prônant une morale fondée sur des plaisirs simples et naturels, il évite tous les excès.<o:p></o:p>

    La nature permet de parvenir à la sérénité.<o:p></o:p>

    « Merci à la bien heureuse nature : elle a rendu les biens indispensable facile à se procurer et les biens difficiles à se procurer non nécessaire »<o:p></o:p>

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    2)  Le plaisir comme principe (paragraphe 128 à 130)<o:p></o:p>

    Le plaisir est la fin, le principe de la vie bien heureuse, c’est par le calcul des plaisirs, la métriopathie que le sage parvient à la sérénité aux plaisirs les plus mobiles cinétiques qui expose l’homme à la dépendance. Les plaisirs catastématiques sont ceux qui amènent à l’ataraxie.<o:p></o:p>

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    3)  Le bonheur est facile à atteindre pour l’autarcie <o:p></o:p>

    Le sage épicurien ne doit plus être dépendante du besoin pour ne plus souffrir. Il s’est exercé à mesurer les dangers liés au satisfaction des besoins c’est cette accoutumance à la sagesse qui va amener à la prudence.<o:p></o:p>

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    D) la philosophie comme exercice (paragraphe 132 à 134)<o:p></o:p>

    1)  La prudence : la vie vertueuse comme vie de plaisir (paragraphe 132)<o:p></o:p>

    L’auteur revalorise la tempérance comme philosophie pratique contre tout idéal contemplatif.<o:p></o:p>

    Selon Aristote la prudence « est une disposition, accompagné de règles vraies capables d’agir dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain »<o:p></o:p>

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    2)  La force du sage<o:p></o:p>

    Il introduit une distinction entre trois notions que le discours éthique fait intervenir c’est à dire le pouvoir, la fortune et « ce qui dépend de nous »<o:p></o:p>

    La thèse rejetée est celle d’une nécessité comprise comme destin. Parménide défendait que la nécessité cosmique défende toute chose. Épicure rejette la conception populaire du destin (fatum).<o:p></o:p>

    Épicure rejette le stoïcisme qui postule déterminisme universel. Il concilie le déterminisme et la contingence de l’univers en affirmant l’atomisme. L’âme est libre, elle est composée d’atomes.<o:p></o:p>

    Cette liberté mécanique sert de fondement physique à la liberté humaine.<o:p></o:p>

    La nécessité c’est aussi une catégorie permettant de fonder l’éthique, la contrainte permettant à l’homme d’affirmer sa responsabilité en affirmant sa raison.<o:p></o:p>

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    Si tout était nécessaire la situation serait pire que celle qui soumet l’homme aux dieux « mieux voudrait s’incliner devant toutes les opinions mythiques sur les dieux que de se faire les esclaves du destin des physiciens »<o:p></o:p>

    La fortune peut contribuer à obtenir le bien mais seulement en tant que cause instable contingente.<o:p></o:p>

    C’est à l’homme de négocier avec ce qui lui arrive en donnant une totalité particulière aux événements, elle n’est pas seulement le hasard ; elle consiste en une série causale qui vient avec les apparences d’une intention à la rencontre d’un individu venant entraver ou favoriser l’action spontanée du sujet.<o:p></o:p>

    C’est en ce sens où l’on peut utiliser l’expression stoïcienne « ce qui dépende de nous » lors de la maitrise de ses représentations ou opinions.<o:p></o:p>

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    IV)      Conclusion<o:p></o:p>

    La conclusion fait retentir la promesse d’un bonheur parfait de la manière la plus libre qu’il soit. Le sage sait faire sa part à la fortune sans que celle-ci ne soit jamais constitutive du bonheur lui-même qui ne dépend que de soi.<o:p></o:p>

    Épicure évoque l’état de veille et de sommeil pour suggérer avec l’entrainement à la sagesse et continue même pendant la nuit. Le résultat de cet entrainement à la sagesse fait que l’homme peut « vivre comme un dieu parmi les hommes », accéder à une forme de vie divine.<o:p></o:p>

    Cette vie divine à laquelle le sage accède ne se produit pas par une contemplation de l’idée de bien mais par une vie pacifiée sous la conduite de la raison.<o:p></o:p>

    L’homme est porteur de l’immortalité est doit l’actualiser or suivant les préceptes du tétrapharmakos qui permettent de gouter sur terre à l’ataraxie c’est-à-dire cet été de paix joyeuse que connaissent les dieux dans les inters mondes.<o:p></o:p>

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