• Le bonheur

    Séquence 13<o:p></o:p>

    Le bonheur<o:p></o:p>

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    Le bonheur renvoi à un état de plénitude continue plus précisément un état de satisfaction complète de toutes les tendances humaines. À ce titre il se présente comme la finalité universelle.<o:p></o:p>

    On peut le distinguer de la joie qui est dynamique et lors d’une émotion passagère, on peut le distinguer du plaisir plus éphémère et de l’ordre de nos sensations (l’agréable lié à un plaisir sensible).<o:p></o:p>

    Les termes de félicité (béatitude) ont une connotation religieuse et ne sont pas lié à la conception de chance.<o:p></o:p>

    Or si le bonheur est produit de manière aléatoire, contingente par les circonstances extérieures comme le suggère l’étymologie latine. Peut-on dire qu’il soit de quelque chose de donné ou de reçu passivement. N’est-ce pas plutôt à l’homme de la rechercher, de le construire ou au moins de s’y montrer accessible, toute circonstance de la vie donnant une chance de bonheur à qui saura le vivre. De plus il semble difficile de donner au bonheur un contenu identifiable. Le bonheur semble menacer par le relativisme, le subjectivisme. On peut néanmoins se demander comment identifier le bonheur.<o:p></o:p>

    Y-a-t-il des signes, des critères objectifs du bonheur.<o:p></o:p>

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    I)            Bonheur et malheur<o:p></o:p>

    A) Le bonheur comme manque<o:p></o:p>

    On peut considérer que le bonheur est lié au manque car il est suprêmement désirable. Selon l’eudémonisme de Platon et d’Aristote, la recherche du bonheur est la finalité de l’action morale avertueuse. Selon Aristote le souverain bien peut-être atteint dans le cadre de la vie politique c’est-à-dire au sein de la cité. Pour Platon le souverain bien fait l’objet d’une contemplation au sommet du monde intelligible. Le bien suprême peut se réaliser dans la cité idéale grâce au gouvernement rationnel des philosophes rois.<o:p></o:p>

    En outre, le bonheur est lié à l’amour « ce qu’on a pas, ce qu’on est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour »<o:p></o:p>

    Selon Platon les biens spirituels sont supérieurs aux biens matériels. Dans Gorgias, Socrate s’oppose à Calliclés, il représente la démesure l’intempérance, il considère que le bonheur réside dans une satisfaction effrénée de tous nos désirs.<o:p></o:p>

    Socrate représente la sagesse et considère que l’Homme asservi à ces désirs, il ne peut être heureux car il est pris dans le cercle vicieux des désirs insassiable. L’âme de Calliclés est troublé et n’est jamais sereine et est comparable à un tonneau percé d’où un liquide précieux ne cesse de s’échapper. L’âme de Socrate sereine et est comparable à un tonneau en bon état contenant des liquides précieux.<o:p></o:p>

    Schopenhauer à la suite de Platon a montré que le désir est la cause d’une souffrance perpétuelle pour l’Homme. L’homme comme animal métaphysique s’angoisse à l’idée de sa finitude, sa vie est misérable c’est pourquoi selon Schopenhauer « la vie oscille comme un pendule de la souffrance à l’ennui ». L’homme se trouve asservi au vouloir-vivre qui est un désir aveugle le condamnant à un bonheur illusoire.<o:p></o:p>

    Pour Schopenhauer « tout désir nait d’un manque, d’un état qui ne nous satisfait pas ; donc il est souffrance tant qu’il n’est pas satisfait. Or, nulle satisfaction n’est de durée ; elle n’est que le point de départ d’un désir nouveau […] Pas de terme dernier à l’effort, donc pas de mesure, pas de terme à la souffrance »<o:p></o:p>

    Pour se délivrer de ce jeu tragique de la vie, l’homme peut trouver une consolation provisoire dans l’art qui permet de transformer le cauchemar de l’existence en provoquant la catharsis. En outre l’homme parvenir à l’anéantissement du vouloir vivre dans le nirvana (extension de la flamme du désir)<o:p></o:p>

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    B) Le divertissement<o:p></o:p>

    Dans les pensées, Pascal souligne la misère de l’homme, privé de Dieu qui considère la vanité de l’existence c’est –à-dire son caractère inconsistant, creux, voué à cette existence misérable l’homme demeure sous l’emprise de son imagination et de son amour propre. Donc l’homme duit alors le spectacle de sa condition misérable dans le divertissement en particulier dans le jeu, la fête, le travail. Or la véritable sérénité de l’âme passe par la foi, le cœur. <o:p></o:p>

    Dans le roi se meurt, le roi Bérenger est face à une alternative : soit regarder la mort en face et l’apprivoiser (position de Marguerite) soit se divertir dans des occupation futiles et légères (position de Marie). Le plus difficile pour l’homme est d’affronter son angoisse existentielle dans la solitude. C’est pourquoi selon Pascal « tout ce malheur des hommes vient d’une seule chose qui est de savoir pas demeurer en repos dans une chambre »chose qui est de savoir pas demeurer en repos dans une chambre » <o:p></o:p>

    Le divertissement est un besoin chez l’homme qui n’a pas trouvé la sérénité.<o:p></o:p>

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    II)         La conquête du bonheur<o:p></o:p>

    A) La sagesse, le plaisir et la joie<o:p></o:p>

    La sagesse constitue l’idéal philosophique « par la sagesse on entend pas seulement la prudence dans les affaires mais une parfaite connaissance de toute les choses que l’homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie que pour la conservation de sa santé et l’invention de tous les autres »<o:p></o:p>

    Le plaisir est une notion revalorisante dans la philosophie hédoniste, en particulier l’hédonisme épicurien. Épicure affirme sa position sensualiste ; « le plaisir du ventre est le principe la racine de tout bien ; c’est à lui que se ramène les biens spirituels et les valeurs supérieures »<o:p></o:p>

    C’est la métriopathie qui permet de sélectionner les plaisirs les plus avantageux. La philosophie apparaît comme une médecine de l’âme proposant à l'homme des remèdes pour bien vivre. Épicure considère que le plaisir le plus supérieur est le plaisir catastématique et que le plaisir inférieur est le plaisir cinétique qui vise la suppression de la douleur physique de souffrance (l’aponie).<o:p></o:p>

    Pour Aristote le bonheur est accessible de façon concrète dans le cadre de la cité. Il valorise l’amitié permettant la vie pacifiée dans la cité. De plus le bonheur manifeste l’excellence de notre amitié en sollicitant la porte rationnelle de l’âme (noÅ«s)<o:p></o:p>

    Aristote dit « une hirondelle ne fait pas le printemps, ni non plus un seul jour, et ainsi la félicité et le bonheur ne sont pas d’avantage l’œuvre d’une seule journée ni d’un bref espace de temps »<o:p></o:p>

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    B) Le bonheur comme promesse<o:p></o:p>

    On peut considérer le bonheur comme promesse dans le cadre de la religion, lié à la notion d’espérance. Selon St Thomas le véritable bonheur de l’homme consiste à contempler le divin et la vérité. La contemplation du vrai représente notre but suprême et nous élève à dieu. Inspiré par Aristote, St Thomas considère que la béatitude parfaite c’est la vision béatifique c’est-à-dire la vision de dieu qui est le fruit de l’intelligence contemplative. Pour Kant le bonheur constitue un idéal de l’imagination et non pas de la raison, il lie le bonheur. Il formule une éthique abstraite de la rationalité et du devoir où il privilégie le contentement moral, intellectuel qui consiste à être maitre de ces penchants, de ces instincts. « Pour l’idée du bonheur, un tout absolu, un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future et nécessaire » <o:p></o:p>

    Le terme bonheur serait vide de sens s’il n’était pas rattaché à des contenus empiriques. Il exhorte l’homme à la conduite vertueuse en prenant pour modèle la vie du christ c’est en ce sens que dieu est un postulat de la raison pratique servant de modèle à l’action éthique, c’est ce qui fait le caractère sublime de la morale. Kierkegaard est un philosophe existentialiste danois qui considère le bonheur comme une quête spirituelle avec trois stades :<o:p></o:p>

    - le stade esthétique qui est celui de la course éperdue de désir en désir<o:p></o:p>

    - le stade éthique est celui du devoir caractérisé par la stabilité<o:p></o:p>

    - le stade religieux est celui où l’homme accède par la foi à la vérité authentique et à une forme d’éternité<o:p></o:p>

    Pour Spinoza la béatitude passe par la connaissance intuitive ou connaissance du troisième genre. « La béatitude consiste dans l’amour envers dieu […] et cet amour nait lui même du troisième genre de connaissance »<o:p></o:p>

    L’homme doit s’élever dialectiquement du premier genre de connaissance (la connaissance sensible empirique) pour atteindre le second stade (la connaissance rationnelle démonstrative de type mathématique), il accède à la connaissance des genres tel qu’elles sont en dieu, c’est le troisième degré de connaissance. La connaissance est liée au salut de l’âme.<o:p></o:p>

    « Nous connaissons clairement […] en quoi notre salut, c’es-à-dire notre béatitude ou notre liberté consiste ; j veux dire dans un amour constant et éternel envers dieu ou dans l’amour de dieu envers les hommes » (Spinoza)<o:p></o:p>

    De façon concrète Spinoza crée une éthique de la joie dans le cadre de la cité en invitant les hommes à développé des liens d’amitié avec ces sensibles. L’homme est un dieu pour l’homme. L’état démocratique permet au citoyen d’accéder à la liberté civile à la sécurité à la paix et à la joie.<o:p></o:p>

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    III)      Conclusion<o:p></o:p>

    On peut dire que le bonheur n’est pas un absolu mais une modalité éminemment relative de l’existence. Donc l’expérience du bonheur est liée à l’expérience du présent c’est-à-dire de la réalité de la vérité actuellement disponible. De plus le bonheur est lié à l’imaginaire mais cet imaginaire fait partie de notre existence de notre expérience réelle de la vie. En outre le bonheur ne consiste pas dans l’acquis, dans le fait d’avoir, dans l’être ou dans l’action. On peut dire que le bonheur s place face à un paradoxe dans le sens où seul celui-ci a cessé de chercher le bonheur peut le vivre concrètement : c’est la thèse d’Alain : « le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’on pas cherchée »<o:p></o:p>

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