• Le vivant

    Séquence 9<o:p></o:p>

    Le vivant<o:p></o:p>

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    Du latin vivus : vivant/animé

    Du grec bios : vie/manière de vivre et de se comporter

    Du grec zoon : animal

    Du grec zoé : vie/ phénomène de vie

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    On peut définir le vivant comme l’ensemble des êtres qui ont entre eux en vertu de l’organisation particulière de leur éléments, un principe de croissance, lié à des échanges avec le milieu extérieur et susceptibles de se reproduire.

    On peut opposer le vivant à la matière inerte.

    Selon Bichat : « la vie est l’ensemble des fonctions qui résisté à la mort »

    Par suite comment se fait le passage de la matière inerte à la matière vivante. Faut-il avoir recours à une tendance inerte à la matière ou bien à un principe extérieur à celle ci qui lui insuffle à la vie. En outre comment comprendre le mécanisme de sélection naturelle des organisations de la matière. Enfin quel est le mécanisme de l’évolution des espèces.

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    I)            Les modèles d’intelligibilité du vivant (différent de normatif)<o:p></o:p>

    A) Le modèle mécaniste<o:p></o:p>

    Selon le mécanisme il est possible de rendre raison des caractères du vivant à partir des seules propriétés de la matière inerte (les processus physico-chimiques)

    Pour expliquer le fonctionnement du vivant le mécanisme a recours au déterminisme et à la causalité efficiente que seul reconnaissent la physique et la chimie.

    Le principe du déterminisme universel a été énoncé par Laplace.

    Selon ce principe : il est possible de connaître avec certitude le futur.

    Descartes considère le vivant comme un mécanisme que l’on peut étudier à partir du modèle de la machine.

    Descartes ramène la matière, le corps et la vie à la res extensa et il explique tout ce qui n’est pas de l’ordre de la pensée par la notion de mouvement de l’étendue.

    Descartes étudie le vivant par analogie avec l’horloge « il n’y a pas plus de différences entre ce qui est vivant et ce qui est mort qu’entre une montre ou un autre automate […] lorsqu’elle est montée et qu’elle a en soi le principe corporel des mouvements pour lesquelles elle est instituée (et) la même montre ou autre machine lorsqu’elle est rompue et que le principe de son mouvement cesse d’agir »

    Descartes défini sa théorie de l’animal machine.

    Don l’animal est comparable à une machine et il est dépourvu de raison et de parole, ils communiquent par signaux.

    La théorie cartésienne mécaniste a une influence dans le domaine de l’embryologie. En effet l’usage de microscope qui s ‘est répandu pendant la seconde moitié du XVII° siècle a permis l’observation de germe du vivant c’est-à-dire des êtres vivants au premier stade de leur développement.

    De plus la structure intime est cachée des êtres vivants ou a été confirmée par les techniques de dissections.

    Or Leibniz a manifesté son opposition au mécanisme cartésien en développant son vitalisme, et son dynamisme.

    Leibniz considère que l’univers est formé de monades qui sont des substances simples des atomes de la nature, des réalités spirituelles dynamiques.

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    B) Le modèle finaliste et vitaliste <o:p></o:p>

    Pour le vitalisme les êtres vivants ne sont pas réductibles à de simples phénomènes physico-chimiques mais son produit par une force vitale qui organise la matière.

    Le vitalisme a recours au finalisme qui explique le vivant en affirmant qui contient à l’origine une anticipation de ce qu’il sera. Aristote montrait déjà que les êtres vivants ont un but. « Nous entendons par vie le fait de se nourrir, de croitre et de dépérir par soi-même »

    On doit aussi à Aristote les premiers traités de zoologie, il dresse une classification des animaux, il les classe en fonction de leurs ressemblances et de leurs différences en fonction de leurs actions et de leur mode de vie.

    À l’échelle de l’organe, le finalisme signifie que c’est un projet ou un ensemble de projet ou un ensemble de projet qui en rend raison.

    Jacob s’accorde à reconnaître une certaine direction dans l’évolution « reconnaître la finalité des systèmes vivants c’est-à-dire qu’on ne peut plus faire de biologie sans référer constamment au projet des organismes au « sens » que donne leur existence même si leur structure et à leur fonction […] décrire un système vivant, c’est se référer aussi bien à la logique de son organisation qu’à celle de son évolution »

    Les activités de différents qui constituent un être vivant sont coordonnées entre elles et orientés : on peut parler de croissance grâce à l’assimilation déterminée par le système lui même et à la reproduction. De plus les systèmes vivants ont la spécificité de régler eux-mêmes leur développement et de se reproduire.

    Par suite on peut définir le vivant par ce que Jacques Monod appelle sa téléonomie : c’est la régulation finalisé de toutes les fonctions les êtres vivants sont conçus comme des structure autonomes. Au concept de téléonomie Monod associe le concept de « morphogénèse autonome ».

    C’est un engendrement progressif de forme au sens ou le corps s’épanoui de lui-même. Il parle aussi de reproduction invariante ou invariance reproductrice. C’est le pouvoir de reproduire et transmettre l’information de la propre structure des êtres vivants. Il analyse la continuité des espèces par la transmission de la même formule génétique.

    Toute la recherche biologique se trouve marqué par la recherche des caractères distinctifs génétiques généraux d’un être vivant.

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    C)  L'auto-évolution du vivant<o:p></o:p>

    Le vivant doit se déterminer de l’intérieur plutôt que de l’extérieur en effet un être vivant n’est jamais réductible à un ensemble de structure juxtaposée de l’extérieur, l’organisme forme une totalité au sens ou chaque partie entretient des rapports avec toutes les autres.

    Le vivant constitue un être organisée :  « un produit organisée de la nature est un produit où tout est fin et moyen réciproquement »

    Dans la lignée kantienne l’organisme peut-être défini comme un système d’organe de réciprocité circulaire. Ils sont déterminés par leur action de telle sorte que l’organisme constitue un système de force. Auguste Comte est le fondateur du positivisme il défini l’organisme par le consensus de fonction « en association régulière et permanente avec l’ensemble des autres »

    Barthez est le fondateur de la théorie vitaliste « la conservation de la vie est attaché au sympathie des organes, ainsi qu’à l’organisme de leur fonction […] je désigne par ce mot de synergie un concours d’action simultanée ou successives des forces de divers organes »

    Claude Bernard a défini l’organisme comme « une société de cellules ou d’organisme élémentaires à la fois autonome et subordonnée »

    Le milieu intérieur c’est la somme des conductions physiques et chimiques cellulaires. Il emploie le terme d’élasticité « l’organisme est une machine organique c’est-à-dire douée d’un mécanisme flexible élastique, à cause des procédés spéciaux organiques qui sont là mis en usage, sans déroger cependant aux lois générales de la mécanique, de la physique et de la chimie »

    La cybernétique est la théorie générale des opérations contrôlées dans les systèmes vivants comparés à des machines, des ordinateurs.

    Le système nerveux fait l’objet de la théorie de la cybernétique. Dans ce cadre, Henri Atlan a développé la théorie de l’information dans les sciences de la vie et de la terre.

    C’est un concept biologique de bruit : le bruit désigne toutes les perturbations aléatoire du milieu qui affecte le système vivant. Ce sont des systèmes auto-organisateurs qui utilisent pour évoluer le bruit.

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    De plus on peut se demander jusqu’où peut aller la biologie contemporaine.

    N’y a-t-il pas des limites à la recherche cette question est d’ordre pratique au sens kantien

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    II)         La manipulation du vivant en question<o:p></o:p>

    A) Biologie et éthique<o:p></o:p>

    La biologie pose des questions éthiques du fait des progrès frénétiques exponentiels dans la connaissance du vivant et dans les techniques de manipulation du vivant.

    La biotechnologie désigne l’ensemble des techniques dont le point d’application est la cellule animale ou végétale. Il s’agit d’une part de ce qui relève et qui vise le contrôle du patrimoine génétique d’organisme vivant en y insérant des gènes étrangers ou modifiés (recombinaison génétique). Il s’agit d’autres part des techniques de procréation médicalement assisté qui sont des applications sur l’être humain de procédés de conservation et de manipulation des cellules. Ils apportent à la médecine une application nouvelle. Néanmoins il y a un danger dans cette utilisation en neurobiologie : l’éthique de la recherche biomédicale fait appel à la responsabilité du médecin dans le traitement des psychoses et des neurones.

    Les chercheurs doivent s’appuyer sur les principes éthiques énoncés par Kant.

    La personne doit rester une fin en soi, elle a une valeur absolue.

    L’action doit toujours avoir une valeur universelle elle sollicite notre raison et notre conscience morale.

    Kant formule le principe morale suivant : « agis de telle sorte que tu traites l’humanité dans ta personne et dans celle d’autrui, toujours en même temps comme une fin, jamais simplement comme un moyen. »

    La personne a une valeur incommensurable, la dignité humaine n’a pas de prix : « ce qui a un prix peut être aussi bien remplacé par quelque autre chose à titre d’équivalent ; au contraire, ce qui est supérieur à tout prix, ce qui par la suite n’admet pas d’équivalent c’est ce qui a une dignité. »

    Dans la bioéthique les comités nationaux d’éthique ont une importance capitale, son pouvoir est consultatif.

    1er principe : - respect de la personne

    2eme principe : - respect de la limite de la connaissance

    3eme principe : - le refus du lucratif

    4eme principe : - la responsabilité du chercheur

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    B) Que devient l’Homme dans la recherche biomédicale (cf. clonage)<o:p></o:p>

    En 1997, la naissance de la brebis Dolly est le premier clone mammifère. Le clonage présente des limites dans le respect de la biodiversité et de la personnalité. Au sens l’aptitude juridique est l’aptitude juridique à être titulaire actif et passif de droit. L’embryon a une personnalité en puissance.

    La personnalité est façonnée par l’éducation l’environnement. Il s’agit de respecter l’intégrité de la personne sur le plan psychique.

    Le débat concernant le clonage touche à la condition humaine et au droit à la différence et à l’altérité. Axel Kahn dans son ouvrage fait un plaidoyer pour le droit à la différence.

    « La prise de pouvoir du corps est aussi un ajustement de l’être. Tout indique que l’altérité biologique engendrée par la loterie de la procréation constitue un terreau favorable par l’épanouissement de l’altérité de la personne. Attenter à cette base biologique de l’altérité est ainsi une atteinte aux droits de l’enfant, et donc une atteinte aux droits de l’Homme est un crime »

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    III)      Conclusion<o:p></o:p>

    De nombreuses restent à faire juridiquement et politiquement dans le domaine du vivant qui demeure un objet d’investigation complexe pour le chercheur. L’agir du chercheur doit être guidé par un principe de précaution pour éviter de mettre en péril l’avenir de l’humanité sur Terre.

    On peut ainsi considérer la biodiversité du vivant comme un patrimoine à sauvegarder. De plus il faut interdire toute manipulation de l’Homme sur l’Homme qui porterai atteinte au droit inaliénable sacré de la personne c’est-à-dire à son respect et se dignité.


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