• Séquence 8<o:p></o:p>

    La matière et l’esprit<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    La matière est ce que l’on perçoit (de materia, mater : mère, souche des arbres / de hylé : tronc de l’arbre, le bois, la charpente, matière première)<o:p></o:p>

    La matière première est indéterminé et se caractérise par sa qualité tactique, tangible et plastique.<o:p></o:p>

    La matière renvoie à tout ce que l’on peut percevoir hors de nous et qui agit sur nos sens. Au sens scientifique la matière relative constitutive des corps. La substance dont ils sont faits.<o:p></o:p>

    L’esprit au sens métaphysique renvoie à la faculté de penser à la chose pensante, à la chair. Il peut renvoyer à l’intelligence dans la psychologie.<o:p></o:p>

    La matière et l’esprit s’oppose et se complète pour former l’ensemble du réel. Si la matière et l’esprit désignent deux genres de la réalité s’oppose-t-il vraiment comme le concret s’oppose à l’abstrait (position dualiste)<o:p></o:p>

    Ne faut-il pas plutôt considérer la prépondérance de l’esprit sur la matière et concevoir cette dernière comme un aspect de l’esprit idéaliste. Dans une perspective moniste (un seul) ne peut-on pas réduire la matière à l’esprit (spiritualisme). Autrement dit, y a-t-il consubstantialité, unicité de la matière et de l’esprit<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    I)            Matière et forme<o:p></o:p>

    A) La substance et l’accident<o:p></o:p>

    La substance vient de substancia : être essence<o:p></o:p>

    C’est une réalité permanente qui sert de support (ou de substrat) aux qualités d’attribut ou d’accident.<o:p></o:p>

    La substance renvoie en métaphysique à ce qui est conçu par soi et non par autre chose.<o:p></o:p>

    Ça peut être la définition d’une chose.<o:p></o:p>

    L’accident est le participe présent de accidere : ce qui arrive, ce qui survient.<o:p></o:p>

    D’un point de vue métaphysique c’est ce qui existe non en soi même mais en une autre chose.<o:p></o:p>

    Il désigne aussi ce qui peut être modifié ou supprimé sans que la chose elle même ne disparaisse.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    a)  L’hylémorphisme<o:p></o:p>

    Selon Aristote, le cosmos géocentrique comprend le monde supralunaire et le monde sublunaire. Aristote ne discrédite pas comme Platon le monde supralunaire et il cherche à définir les catégories de l’évolution du vivant.<o:p></o:p>

    De plus tout être relevant du cosmos peut s’expliquer par les deux principes corrélatifs que sont la matière et la forme.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  La théorie des quatre causes<o:p></o:p>

    Aristote étudie dans la physique les causes de changements dans la nature et les causes le permettant.<o:p></o:p>

    La cause matérielle : ce dont une chose est faite (la statue d’Apollon faite en bronze)<o:p></o:p>

    La cause formelle : c’est la forme immanente à la chose ou la figure représenté (Apollon)<o:p></o:p>

    La cause efficiente : c’est le moteur de la transformation (le sculpteur grec Phidias)<o:p></o:p>

    La cause finale : le but visée, la raison d’être de la chose (représenter la beauté)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) La puissance et l’acte<o:p></o:p>

    Matière et forme s’oppose comme la puissance à l’acte (totalement achevé)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    a)  La matière n’est saisissable que par comparaison (Aristote)<o:p></o:p>

    Aristote utilise l’induction comme structure du jugement pour se représenter la matière. Il va analyser la matière comme constituant de base de toute chose.<o:p></o:p>

    « Ce que l’airain est à la statue ou le bois au lit telle est la matière par rapport à la réalité physique »<o:p></o:p>

    « La matière c’est le support, j’appelle matière le substrat premier de chaque chose à partir duquel elle provient et qu’il lui reste immanent »<o:p></o:p>

    La matière est inconnaissable par elle-même elle est toujours analysée dans son rapport à la forme.<o:p></o:p>

    La forme c’est pour la statue la figure représentée, la détermination essentielle.<o:p></o:p>

    La forme permet de définir l’essence déterminée de la chose.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  L’âme est l’acte du corps<o:p></o:p>

    « L’âme est la forme d’un corps naturel ayant la vie en puissance » Aristote<o:p></o:p>

    L’âme est dite la forme du corps<o:p></o:p>

    « L’âme est  la forme ou l’acte du corps dont c’est la nature de pouvoir vivre »<o:p></o:p>

    Il distingue trois types d’âme :<o:p></o:p>

    - l’âme végétative (propre aux végétaux et permet la nutrition, croissance, reproduction)<o:p></o:p>

    - l’âme sensitive et motrice (propre aux animaux, à l’homme)<o:p></o:p>

    - l’âme intellectuelle et raisonnable (propre à l’Homme seulement permet la réflexion, introspection)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La philosophie scolastique, médiévale définit la matière comme indifférencié et inconnaissable par elle-même.<o:p></o:p>

    Depuis Aristote la matière est conçue comme un principe passif, négatif, quantitatif en opposition à la forme actif, positif, qualitatif<o:p></o:p>

    Or ne faut-il pas considérer la supériorité de la matière sur l’esprit dans une perspective matérialiste.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    II)         Matérialisme, idéalisme, spiritualisme<o:p></o:p>

    A) Le matérialisme<o:p></o:p>

    Au sens philosophique, le matérialisme renvoie à une attitude qui se caractérise par le recours exclusif à la notion de matière pour expliquer la totalité des phénomènes du monde physique et moral.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    a)  L’atomisme antique : le sensualisme épicurien<o:p></o:p>

    Le matérialisme est apparu chez les penseurs présocratiques.<o:p></o:p>

    Pour Démocrite « la matière est constitué d’une multitude de petit corps invisible, indivisible et éternel » (les atomes viennent du grec atomos : qu’on ne peut pas diviser)<o:p></o:p>

    Épicure a analysé les corps composés d’atomes c’est une partie du corps « l’âme est un corps composé de particules subtiles, qui est disséminé dans tout l’agrégat constituant notre corps et qui ressemble de plus à un souffle mêlé de chaleur »<o:p></o:p>

    Les dieux vivent dans les intermondes, ils n’interférent pas dans al vie des Hommes.<o:p></o:p>

    Les atomes chutent de façon légèrement oblique, c’est la théorie du clynamen, elle permet de réconcilier la notion de déterminisme et de hasard (contingente). <o:p></o:p>

    Les épicuriens s’opposent aux stoïciens qui pensaient qu’il était régit par le déterminisme absolu.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  Le mécanisme : la nature est l’univers régi par des lois<o:p></o:p>

    La révolution mécaniste se situe dans le premier tiers du XVII° siècle. Descartes précise l’enjeu de cette philosophie pratique qui se rend maitre et possesseur de la nature par la connaissance de l’étendue et des lois du mouvement.<o:p></o:p>

    Descartes montre l’impuissance des sens.<o:p></o:p>

    C’est l’entendement ou raison qui permet de connaître l’essence de la matière « sa perception […] n’est point une vision et un attachement ni une imagination […] mais seulement une inspection de l’esprit »<o:p></o:p>

    La cire est considérée comme res extensa car on ne peut pas définir l’essence de la matière.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) L’idéalisme<o:p></o:p>

    L’idéalisme s’oppose au matérialisme.<o:p></o:p>

    Il va concevoir que tout est esprit ou que tout dépend de l’esprit.<o:p></o:p>

    Chez Platon, un lit matériel trouve son origine dans l’Idée du lit, et tout le monde sensible dépend du monde intelligible et du démiurge qui met la matière en ordre. Il représente un dualisme idéaliste : deux principes existent (la matière et l’esprit) mais c’est l’esprit qui domine la matière qui est le principe premier. Cette conception suppose de dédoubler la réalité et de chercher derrière les apparences sensibles du monde matériel, la vérité idéale.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    a)  La théorie de la vision en Dieu et de l’occasionalisme : Malebranche<o:p></o:p>

    Malebranche a été influencé par Saint Augustin. C’est en Dieu lui-même que nous pouvons apercevoir les idées intelligibles donc nous connaissons de façons claires et distinctes les choses matérielles par une vue directe de l’essence de Dieu.<o:p></o:p>

    La raison qui éclaire l’Homme est la sagesse de Dieu même. C’est par l’attention que nous accédons à la vérité intérieure.<o:p></o:p>

    De plus Dieu est considéré comme la cause efficiente ou efficace de tous les phénomènes se produisant dans la nature<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  L’immatérialisme : la théorie de Berkeley<o:p></o:p>

    La doctrine immatérialiste « c’est celle qui nie la matière et l’existence absolue des choses corporelles »<o:p></o:p>

    Il critique le scepticisme, l’athéisme et le matérialisme. La matière ne peut exister indépendamment de l’esprit. L’être des choses sensibles ne réside que dans l’être perçu « être c’est être perçu »<o:p></o:p>

    Dieu est le siège de toutes les idées omniscientes, c’est l’esprit infini, omniprésent qui perçoit toute chose. Les éléments qui composent notre univers n’ont aucune existence en dehors de l’idée que nous en avons. Il est impossible d’abstraire, d’isoler les idées en faisant abstraction des sensations.<o:p></o:p>

    Berkeley prône un monisme idéaliste puisque toute réalité est spirituelle.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    C)  Le spiritualisme<o:p></o:p>

    Le spiritualisme qualifie toute doctrine qui reconnaît à la fois l’autonomie et la supériorité de l’esprit. Bergson soutient une sorte de positivisme spiritualiste.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    a)    Matière et vie : la théorie de « l’élan vitale » de Bergson<o:p></o:p>

    La matière n’est qu’une apparence inerte car elle est traversée par un élan vitale, une essence psychique.<o:p></o:p>

    De plus l’élan vital permet une impulsion originelle de création qui invente des formes de complexité croissante pour finir chez l’animal en instinct et chez l’Homme en intuition.<o:p></o:p>

    L’intelligence est statique, elle est faite pour la technique, la création d’outils. Elle permet la représentation mentale du temps.<o:p></o:p>

    Pour Bergson l’intelligence est « la faculté de fabriquer des objets articuler et en particulier des outils à faire des outils »<o:p></o:p>

    Par opposition à l’intelligence l’intuition métaphysique est la sympathie par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un objet pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable.<o:p></o:p>

    La matière c’est de l’esprit retombé inversé : « la physique est simplement du psychique inverti »<o:p></o:p>

    L’origine de la matière c’est la vie comme pur élan de conscience. Bergson soutient un vitalisme spiritualiste.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    b)  Matière et énergie : Einstein et Infeld<o:p></o:p>

    La matière en physique désigne tout ce qui occupe un certain volume et possède des propriétés de gravité et d’inertie. La matière est l’un des quatre concepts prédéfinis de la physique avec l’énergie, l’espace et le temps.<o:p></o:p>

    En physique classique la matière et l’énergie étaient considérées comme deux phénomènes indépendants. Cependant la théorie de la relativité d’Einstein a permis de regrouper ces deux concepts par la relation d’égalité e = mc2<o:p></o:p>

    De plus la physique quantique a également bouleverser notre conception de la matière pour un observateur toute particule n’est que l’expression d’un champ occupant tout l’univers. Ainsi la matière a son stade ultime de particule élémentaire peut être considéré comme une perturbation de l’espace-temps.<o:p></o:p>

    À ce niveau de description la matière est réduite à un ensemble de chiffres déterminant son interaction avec l’univers qui l’entoure (masse, charge électrique…) <o:p></o:p>

    Pour Kant la matière n’est qu’une idée de la raison qui permet d’avoir une vision ordonnée et cohérente du monde, elle atteste le besoin d’une approche métaphysique des choses au-delà des sciences.<o:p></o:p>

    Selon Kant, on ne connaît pas la matière en soi mais sous des formes particulières ou par ses manifestations objectives (lois physiques ou chimiques).<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    III)      Conclusion<o:p></o:p>

    La matière est un concept fuyant du domaine dynamique du relatif et du mouvant. Avec la physique quantique la matière ne se définit plus comme un fait permanent mais comme un événement qui se manifeste.<o:p></o:p>

    D’après Monnoyer « la matière n’existe plus en tant que telle, mais dans le contexte de ces propriétés ». Par conséquent les deux concepts clés pour penser la matière sont ceux de champ et d’énergie. La matière est un réservoir d’énergie qui se manifeste dans un espace qui est lui même un champ d’énergie. La matière n’est plus une chose, mais elle est le résultat d’un processus d’échange d’énergie.<o:p></o:p>


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  • Séquence 4 :<o:p></o:p>

    La technique : pouvoir de l’Homme<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    On peut définir l’Homme comme « homo faber » (homme qui fabrique des outils) en ce sens la technique apparaît comme la médiation privilégié entre l’Homme et la nature. En effet l’Homme, fabriquant d’outils obtient par ce biais un moyen de lutter contre son environnement, auquel il parvient à arracher sa substance.

    Mais la technique est-elle une médiation qui libère l’Homme et qui contribue à son bonheur ou au contraire qui l’emprisonne, l’aliène et qui le rend malheureux.

    <o:p> </o:p>

    I)            Technique et nature<o:p></o:p>

    Il n’y a pas de technique sans nature car l’activité technique se fonde sur une compréhension de la nature et de ses lois.

    <o:p> </o:p>

    1)  L’outil et la machine<o:p></o:p>

    Bergson a montré que l’Homme est à la fois Homo faber et Homo sapiens. Il a montré que l’Homme avant de penser de façon abstraite aurait développé une intelligence pratique concrète en fabriquant des outils pour agir sur le monde.

    Bergson distingue l’instinct de l’intelligence dans la mesure où l’instinct est un comportement biologique inné propre aux animaux, tandis que l’intelligence caractérise l’Homme seulement comme capacité à fabriquer des objets artificiels.

    Pour Leroi-Gourhan l’invention et la fabrication de l’outil met en jeu des opérations intellectuels, un langage « le langage est aussi caractéristique de l’Homme que l’outils […] ils ne sont que l’expression de la même propriété de l’Homme […] outil et langage sont liés neurologiquement […] la main libère la parole. »

    Déjà Aristote définissait l’Homme comme un animal rationnel et un animal technicien. Aristote a fait l’éloge de la main en tant qu’organe polyvalent.

    Hegel montrera que « l’outil est la Ruse et la Raison pour laquelle la nature est tournée contre la nature » l’outil est une médiation de la raison, c’est un instrument permettant l’action sur la matière, il sollicite la raison. La raison se sert de l’outil de façon médiate.

    Avec la technique il développe le pour soi.

    On peut définir la technique au sens large comme un savoir comme une capacité intellectuelle à concevoir et une faculté de mettre en œuvre ce qui a été conçu.

    Aristote dit que la technique (techné en grec) c’est l’artisan, l’artiste, c’est « une certaine disposition » accompagné de règles vraies capable de produire (poiesis en grec). La technique désigne un savoir-faire traditionnel reposant sur une connaissance théorique (théoria en grec) permettant d’obtenir à volonté un résultat donné. Ce savoir-faire peut reposer sur une expérience, peut codifier et se transmettre par imitation et apprentissage. De plus ce savoir-faire peut sur une codification explicite décrivant les procédures à suivre. Enfin ce savoir-faire peut-être rattaché à la connaissance scientifique des objets concernés et être organisé dans une structure économique d’où le problème du machinisme. La machine (machina/méchané) est un ensemble de pièces organisés pour produire une fonction transformatrice dans la matière. La machine est plus autonome que l’outil elle permet la spécialisation des fonctions qui permet d’accroitre la productivité, le rendement (le taylorisme/le fordisme).

    Si la nature qui ne fait rien en vain (Aristote) elle a donné à l’Homme des mains et une intelligence pour s’adapter à son environnement en créant l’outil et la machine, on peut se demander si cette adaptation est toujours réussie.

    <o:p> </o:p>

    2)  La maitrise de la nature et ses limites<o:p></o:p>

    Pour Descartes, la technique se présente comme une domination possible de la nature (cf. Discours de la méthode). Descartes distingue deux sortes de philosophies :

    - la philosophie pratique comme les sciences concrètes

    - la philosophie spéculative

    C’est la philosophie appliquée / pratique qui peut maitriser la nature par la force et l’action du feu, de l’air, de l’eau, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environne.

    Galilée déjà avait montré l’importance de la physique et des maths pour déchiffrer « le grand livre de la nature » (inscrit en langage mathématique)

    Aristote considère l’univers divisé en deux :

    - le sublunaire (qui est en devenir)

    - le supra lunaire (qui est immuable)

    Avec la révolution de l’héliocentrisme les mathématiques ne sont plus cantonnées au seul domaine de l’astronomie et s’applique à tous les domaines réels de la nature.

    Dans ce contexte scientifique le pouvoir de l’Homme sur la nature semble se sacraliser.

    Comme le montrera Heidegger l’Homme à force de vouloir se rendre « comme maître et possesseur de la nature » a oublié la fragilité de la nature en la réduisant à un stock d’énergie. « Qu’est-ce que la technique moderne ? Elle est aussi un dévoilement qui régit la technique moderne est une provocation par laquelle la nature est mise en demeure de livrer l’énergie qui puisse comme telle être extraite et accumulé »

    D’où la tentation de diaboliser la technique en considérant que la machine peut transformer l’Homme en esclave de sa propre création.

    Il existe véritable aliénation de l’Homme à la technique (Charlie Chaplin).

    Faut-il pour autant rejeter la technique en tant que telle ? Ne faut-il pas plutôt la concevoir comme un moyen non comme une fin en soi : quel est alors le sens accorder au travail ?

    <o:p> </o:p>

    II)         La valeur du travail<o:p></o:p>

    1)  Le travail comme malédiction<o:p></o:p>

    Le travail vient du latin tripaliaire qui signifie torturer avec le tripalium. On retrouve ce terme dans la bible et la mythologie.

    De nombreux mythes font état d’un âge d’or d’où lequel un travail n’existait pas encore. Comme l’a montré Hésiode, la nature fournissait directement à l’Homme ce dont il avait besoin mais suite à la faute de Prométhée et au courroux de Zeus le mythe de l’âge d’or prend fin et le travail devient laborieux.

    Dans la genèse, Adam et Ève vivent dans le jardin d’Éden mais après leurs péchés ils sont condamnés au malheur du travail par leur créateur.

    À Adam Dieu dit « le sol sera maudit à cause de toi. C’est dans la peine que tu t’en nourriras tous les jours de ta vie. »

    Dans une perspective philosophique et anthropologique on peut analyser le travail comme une nécessité imposé par des phénomènes naturels contingents.

    Dans l’état de nature imaginée par Rousseau, l’Homme sauvage peut rester oisif car il vit au milieu de forêts immense sur une terre abondante à sa fertilité naturelle.

    Épicure nomme ces besoins : naturels et nécessaires.

    Rousseau complète son tableau de la condition de l’Homme sauvage : « je le vois se rassasiant sous un chêne, se désaltérant au premier ruisseau, trouvant son lit au pied du même arbre qui lui a fourni son repas et voilà ses besoins satisfaits. »

    En raison de phénomènes climatiques et de pénuries des ressources, l’Homme va être contraint de développer des techniques pour survivre (métallurgie, agriculture).

    Le travail permet de se réaliser en tant qu’être pensant et de développé se propre nature (sa propre conscience).

    <o:p> </o:p>

    2)  Le travail comme réalisation de l’humanité (Kant)<o:p></o:p>

    Kant considère le travail comme une activité providentielle car elle permet de développer ses facultés et de parvenir à « l’estime raisonnable de soi » (fierté) c’est pourquoi l’homme s’élève « à la perfection intérieure de ses pensées et (dans la mesure où c’est chose possible sur Terre) par là jusqu’à la félicité »

    <o:p> </o:p>

    À la suite de Kant, Hegel considère également le travail comme formateur pour l’Homme, il permet de développer la conscience (le pour soi) et d’actualiser son essence.

    Hegel distingue la conscience du maitre de la conscience de l’esclave. Le maitre tire profit du travail par la consommation des produits du travail de l’esclave.

    La conscience esclave conquiert une conscience de soi libre en transformant la nature. En reconnaissant l’œuvre qu’elle a produite ses propres pouvoirs de sa maitrise.

    Dans ce travail l’esclave est reconnu comme personne morale. Disciple de Hegel, Marx analyse également le travail comme le processus par lequel l’Homme « en même temps qu’il agit sur la nature extérieure et la modifie, modifie sa propre nature et développe les facultés qui y sommeille »

    Mais certaine forme historique du travail font que l’homme se détruit là où il devrait se réaliser.

    <o:p> </o:p>

    3)  L’Homme aliéné et producteur<o:p></o:p>

    L’aliénation au sens philosophique et économique décrit la situation de dépendance et d’asservissement de travailleur qui n’a à vendre que sa force de travail comme une marchandise quelconque.

    Lorsque l’acte productif, l’objet produit et tous les moyens mis en œuvre sont définis par un autre que le travailleur, celui-ci devient étranger au travail et à lui-même. Le travail n’est qu’un moyen pour survivre (champ lexical du divertissement) l’Homme en vient à fuir le travail qui n’est plus gratifiant.

    Déjà dans les manuscrits de 1844 Marx affirmait : « le travail aliéné, le travail dans lequel l’Homme se dépossède est sacrifice de soi, mortification. » En ce sens le travail s’oppose aux loisirs chez Aristote c’est l’école mais aujourd’hui cela a changé. Au sens moderne et contemporain cela désigne le temps étranger aux occupations contraignantes, fastidieuses dont on peut disposer librement pour se divertir ou pour développer sa personnalité.

    Le sociologue Jean Baudrillard parle d’un « loisir aliéné » au sens des loisirs durant la porion de temps qui échappe au travail « l’apparent dédoublement entre temps de travail et temps de loisir est un mythe […] le temps libre, c’est d’abord la liberté de perdre son temps […] le temps de la consommation est celui de la production »

    Mais le travail qui cesse d’être aliéné peut développer l’Homme on peut prendre conscience des difficultés d’une telle réalisation si comme l’écrit Marx « En fait, le royaume de la liberté commence seulement où l’on cesse de travailler par nécessité et opportunité imposées de l’extérieur ; il se situe donc par nature, au-delà de la sphère de production proprement dite »

    Ainsi la transformation de la nature par le travail pourrait être dépassé par la création (artistique / source de création). Les philosophes grecs appelaient ce travail épanouissant « ergon » qu’ils opposaient à « ponos » ou dur labeur.

    Nietzsche critique également le travail inauthentique sans plaisir « dur labeur du matin au soir [qui] tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du gout de l’indépendance »

    Il oppose à ce travail le travail authentique qui est source de joie et de création.

    Selon Freud : « si l’est librement choisi ; tout métier devient source de joie particulière […] permet de tirer profit sous leur forme sublimé de penchant affectif et d’instinct »<o:p></o:p>

    La sublimation (du latin sublimatio) c’est une élévation, un déplacement d’énergie affective de la libido des buts à grande valeur sociale.

    <o:p> </o:p>

    De plus le ça est gouverné par le principe du plaisir mais dans un métier contraignant il peut être étouffé par le principe de réalité associé au moi

    <o:p> </o:p>

    Par suite comment faire de la technique en général et du travail en particulier un instrument de libération et de progrès moral pour l’Homme

    <o:p> </o:p>

    III)      Le progrès technique en question<o:p></o:p>

    1)  La nervosité d’un supplément d’âme<o:p></o:p>

     Pour Bergson le progrès frénétique de la technique et de la science a permis une matérialité croissante une extension du corps par la création de l’outil et de la machine mais les valeurs spirituelles n’ont pas été développé donc il manque à la mécanique une mystique, une forme d’intuition métaphysique permettant de transcender la matérialité.

    C’est pourquoi il affirme que « le corps agrandit, attend un supplément d’âme car l’âme est demeurait atrophié dans le développement de l’organisme »<o:p></o:p>

     

    2)  La prudence allié du « bien-agir »<o:p></o:p>

    Aristote nous invitait à faire preuve de prudence dans l’action en agissant de façon vertueuse.

    « La vertu est une disposition acquise, volontaire, consistant par rapport à nous, dans la mesure, définie par la raison conformément à la conduite d’un tout réfléchi »

    La vertu est rationnelle dans son principe : c’est l’Homme dotée de sagesse pratique capable de discerné en toute circonstances en la solution la plus juste. Il définit la prudence comme « une disposition, accompagnée de règles vraies capables d’agir dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain »<o:p></o:p>

    Ne faudrait-il pas aussi considérer la nature de façon urgente comme un sujet de droit envers laquelle nous avions des devoirs.

    <o:p> </o:p>

    3)  L’agir technologique responsable<o:p></o:p>

    Jonas a suivi l’influence de Kant. Kant avait défini un impératif catégorique à valeur inconditionnel universel « agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle »

    C’est le principe qui gouverne l’action éthique. Or Jonas considère que cet impératif catégorique est trop formel ou abstrait pour désigner le comportement adapté à notre civilisation technologique.

    Jonas formule un nouveau principe éthique qui doit gouverner l’agir responsable « que l’Humanité soit »

    Il précise d’autres impératifs « agis de façon que les effets soit compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre »

    « Agis de façon que les effets de ton action ne soit pas destructeurs pour la possibilité future d’une telle vie »<o:p></o:p>

    « Inclus dans ton choix actuel l’intégrité future de l’homme comme objet secondaire de ton vouloir »

    Il désire le modèle de la responsabilité contemporaine en s’appuyant dans deux exemples :

    - la responsabilité parentale : elle est unilatéral avec un devoir d’instruction, d’éducation, de prise en charge jusqu’à autonomie de l’enfant

    - la responsabilité de l’Homme d’état : il doit agir en s’efforçant de préserver le bien commun et l’identité de la nation. Dans le temps son action a pour objet « l’avenir anonyme » qui s’étend jusqu’à des descendants très éloignés de nous.

    <o:p> </o:p>

    Pour le philosophe Michel Serres le nature a droit au respect au même titre que l’Homme et elle constitue à ce titre un sujet de droit.

    Il redéfinit la notion de nature : ce n’est plus un simple objet d’exploitation ni un ensemble de loi. La nature désigne aujourd’hui la planète Terre.

    « La nature aujourd’hui se définit par un ensemble de relation dont le réseau unifie la Terre entière »

    La nature est un système où tout est en interaction comme le montre les phénomènes naturels.

    Le contrat naturel a une signification éthique et juridique qui oblige l’Homme à agir de façon citoyenne.

    « Nous devons décider la paix entre nous pour sauvegarder le monde et la paix avec le monde afin de nous sauvegarder »

    <o:p> </o:p>

    IV)      Conclusion<o:p></o:p>

    Le développement exponentiel de la technique sollicite l’agir responsable de l’Homme mais aussi le respect d’autrui de la nature et de la vie « être responsable c’est être capable d’assumer son agir et d’assumer ses erreurs »

    C’est à cette seule condition que le progrès technique peut contribuer au bonheur de l’Homme.

    Maintenant la technique n’est plus qu’un instrument neutre mais elle constitue un mode de pensée spécifique « qui fait primer la pensée calculante » sur la pensée méditante et désintéressée.

     


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  • Séquence 3<o:p></o:p>

    Séquence 3:

    La culture<o:p></o:p>

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    La culture est une notion dont le sens a évolué à travers l’histoire. Dans l’antiquité romaine la culture (du latin cultura) se présentait sous un double visage :

    - la culture comme travail de la terre è l’agriculture.

    - la culture comme travail de l’esprit è l’éducation.

    Les philosophes grecs employaient le terme païdeia, c’est la culture sous forme encyclopédie, une formation qui émane progressive.

    Aujourd’hui on peut distinguer deux sens principaux :

    - la culture désigne les œuvres de l’esprit, voire un certain savoir susceptible d’orienté l’action, en ce sens l’Homme est en mesure d’exercer sa culture, son jugement critique.

    - la culture désigne la civilisation dans son ensemble, c’est un sens sociologique du terme, est un ensemble des connaissances, techniques et traditions caractérisant une société donnée.

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    En allemand, la Kultur désigne ce qui est singulier, ce qui est originaire du pays è c’est un aspect particulier renvoie à l’esprit d’un peuple.

    La Bildung désigne l’idée formatrice, l’éducation personnelle qui suppose la lutte contre les préjugés et la superstition, l’élévation de la raison et de la rationalité è elle a une valeur universelle.

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    À partir de cette distinction, doit-on opposer les cultures et la culture ?

    De plus peut-on justifier l’opposition entre nature et culture c’est un enjeu humaniste ?

    Enfin est-ce le modèle naturel ou le modèle culturel qui est le plus éclairant, significatif qui défini l’Homme ?

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    I)            La culture, l’Homme et son rapport au monde<o:p></o:p>

    A) La culture comme ouverture de l’esprit<o:p></o:p>

    Au sens spirituel la culture est une forme d’élévation de travail de l’âme : se cultiver c’est prendre son esprit pour un sol fertile pour y faire germer des idées. La philosophie a un rôle majeur dans ce processus du développement des idées.

    Cicéron a dit : « la culture de l’âme, c’est la philosophie : c’est elle qui extirpe radicalement les vices, met les âmes en état de recevoir les semences, leur confie et, pour ainsi dire, sème ce qui, une fois dupé, jettera la plus abondante des récoltes » (les tusculanes)

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    B) La culture comme ouverture sur l’autre (autrui)<o:p></o:p>

    Le mot « autre » présente une ambiguïté : alter (alter ego) et alius (alienus è étranger).

    La culture suppose un regard ouvert sur l’autre qu’il soit d’un autre temps ou d’un autre continent.

    La culture entend combattre l’ethnocentrisme.

    Montaigne déplore que « chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage » (essais).

    L’ethnocentrisme est une néologie formée à partir du grec ethnos (race) et de kentron (centre) et c’est « le refus d’admettre le fait même de la diversité culturelle ; on préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit » (Lévi-Strauss – le racisme devant la science)

    L’ouvrage de Lévi-Strauss est un essai, un manifeste, un plaidoyer contre le racisme.

    Il montre les dangers de l’ethnocentrisme car il s’agit d’une attitude qui bafoue le droit à la différence et qui rejette la diversité culturelle du côté de la barbarie.

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    C)  La norme culturelle<o:p></o:p>

    C’est par la culture que l’Homme conquiert son humanité en dépassant la nature, en surmontant son simple statut biologique et se distingue de l’animal.

    Parce qu’il est doté de conscience, de raison et de parole, l’Homme peut dépasser le simple stade de l’animalité et se constitué comme sujet moral, autonome, libre, gouverné par sa raison, sa volonté.

    Kant dit : « produire dans un être raisonnable cette aptitude générale aux fins qui lui plaisent (donc en sa liberté) c’est la culture » (critique du jugement / critique de la faculté de juger).

    Les fins sont les finalités, les buts poser par la raison visant le devoir être.

    La liberté renvoie à l’autonomie (autos è soi-même et nomos è loi à c’est à dire qui se régit par sa propre loi, la loi morale)

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    La culture se présente comme une norme ; elle est le nom de l’activité par laquelle l’Homme se donne des finalités raisonnables.

    La culture permet aussi à l’Homme de transcender la nature, de la dépasser en développant des techniques d’agricultures pour assurer la survie.

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    Comme l’affirmer Descartes : « par la technique, l’Homme se rend comme maître et possesseur de la nature » (discours de la méthode)

    Kant lui aussi considère la culture comme une « fin » de la nature.

    Kant soutient une thèse finaliste en affirmant à la suite d’Aristote que « la nature ne fait rien en vain » si la nature n’a pas doté l’Homme de sa survie en se servant de ses mains et de son influence. Donc pour le travail l’Homme développe un sentiment de fierté, de dignité que Kant appelle « l’estime raisonnable de soi »

    <o:p> </o:p>

    II)         Y a-t-il une nature humaine ?<o:p></o:p>

    L’enjeu de cette question renvoie à la question de l’humanisme. La nature humaine désigne dans la philosophie antique et classique ce qui serai présent en tout Homme commun à tous les Hommes (universel) si l’on fait abstraction des déterminations contingentes (notions différentes de nécessaire).

    En philosophie l’humanisme est la doctrine qui considère l’Homme comme valeur suprême et source des valeurs (subjectivisme des valeurs). Pour Sartre en particulier : il y a un sens de l’humanisme qui signifie au fond ceci : « l’Homme est constamment hors de lui-même […] c’est en poursuivant des buts transcendants qu’il peut exister […] c’est ce que nous appelons l’humanisme existentialisme »

    Sartre ici défend une forme d’humanisme existentialiste athé, il se rapproche de Heidegger en définissant l’Homme comme « jeté au monde, déréliction ». Donc l’Homme se constitue comme projet par sa conscience.

    Ainsi pour Sartre « il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour le concevoir »

    <o:p> </o:p>

    A) « Le génie de l’équivoque » (Merleau-Ponty)<o:p></o:p>

    Cet auteur évoque « un génie de l’équivoque » dans Phénoménologie de la perception et « une sorte d’échappement » comme définition possible de l’Homme pour montrer que l’Homme ne laisse pas fixer dans une identité préétabli, il est toujours « au delà de lui-même ». De plus on ne peut séparer en l’Homme se qui relève de la nature d’une part et de la culture d’autre car l’Homme est un mixte de nature et de culture.

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    B) La prohibition de l’inceste : l’articulation du naturel et du culturel (Lévi-Strauss)<o:p></o:p>

    Pour Lévi-Strauss la nature et la culture constituent deux ordres marqués par la continuité.

    Il analyse en particulier comment la prohibition de l’inceste articule ces deux ordres « elle constitue la démarche fondamentale grâce à laquelle, par laquelle mais surtout en laquelle, s’accomplit le passage de la nature à la culture. »<o:p></o:p>

    La prohibition de l’inceste constitue à la fois un fait naturel et une règle universelle (culturelle) à visée normative (rôle de la raison).

    De plus selon Lévi-Strauss ouvre le cycle d’échange en fondant l’exogamie c’est-à-dire en obligeant les individus à se marier avec quelqu’un d’extérieur au clan, à la caste…

    <o:p> </o:p>

    III)      Conclusion<o:p></o:p>

    On peut dire que l’opposition nature-culture n’a qu’une valeur méthodologique et qu’elle peut devenir dangereuse dès qu’elle prend une valeur normative idéale.

    L’humanisme philosophique ne se comprend peut être qu’au prix d’un dépassement de cette opposition. C’est pourquoi Heidegger affirme dans sa lettre sur l’Humanisme que nous ne sommes pas « sur la bonne voie pour découvrir l’essence de l’Homme » tant que nous le considérons comme un vivant parmi d’autres.

    Le propre de l’Homme pour Heidegger réside dans sa capacité à se poser la question de l’être (l’ontologie è du grec ontos [être] et logos [étude]).

    L’Homme est bien plus qu’un « animal rationnel » comme le pensait Aristote ou un animal métaphysique comme le pensait Schopenhauer.

    Le désir mène l’Homme à sa perte, il est condamné au cercle vicieux du désir.

    Le bonheur permet l’accès au nirvana (extinction de la flamme)


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  • Méthodologie de la dissertation philosophique<o:p></o:p>

     

     

    I)            Qu’est ce qu’une dissertation philosophique<o:p></o:p>

    A) Du point de vue du contenu<o:p></o:p>

    C’est un exercice essentiellement critique et non pas rhétorique.<o:p></o:p>

    Ce n’est pas un historique de la philosophie, ni un catalogue d’opinion.<o:p></o:p>

    Les auteurs doivent aider à mieux penser le sujet à problématiser la question.<o:p></o:p>

    Il existe trois plans possibles pour la dissertation philosophique :<o:p></o:p>

    - Le plan critique est un plan sous forme Thèse / Limite de la thèse<o:p></o:p>

    - Le plan dialectique est un plan sous forme Thèse / Antithèse / Synthèse<o:p></o:p>

    - Le plan thématique / conceptuel <o:p></o:p>

    Les idées doivent être reliés les unes aux autres selon le fil directeur de la question<o:p></o:p>

    La structure (le plan) doit être clair. On doit savoir définir tous les concepts philosophiques.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    B) Du point de vue de la forme<o:p></o:p>

    La lecture de la copie doit permettre de visualiser la structure du devoir :<o:p></o:p>

    - saut de deux lignes entre l’intro / parties  et  entre les parties / conclusion<o:p></o:p>

    - saut de une ligne entre chaque partie<o:p></o:p>

    - il faut détacher la transition avec un alinéa en montrant les faiblesses de la partie et relance la problématique<o:p></o:p>

    - la dissertation fait au minimum une copie double<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    II)         Quel est le rôle de l’introduction<o:p></o:p>

    Elle a un rôle majeur, elle fait environ 10-15 lignes. C’est une entrée en matière, elle permet de poser le sujet mais elle ne répond surtout pas à la question posée par le sujet. <o:p></o:p>

    Elle comprend trois moments :<o:p></o:p>

    - l’amorce / l’entrée en matière est faite par un exemple / une citation / une définition è l’amorce doit être bien choisi<o:p></o:p>

    - la problématique / l’enjeu est une reformulation de la question en deux questions minimum en utilisant des synonymes et des antonymes. L’enjeu permet de préciser le domaine de réflexion (domaine moral, psychologique, métaphysique …)<o:p></o:p>

    - l’annonce du plan avec des connecteurs logiques<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    III)      Quel est le rôle du développement<o:p></o:p>

    Il a aussi un rôle majeur, il doit permettre d’explorer des pistes de réflexion pertinente, ces dernières permettant d’apporter des éléments de réponses à la problématique, avant d’y apporter une réponse plus définitive dans la conclusion.<o:p></o:p>

    Chaque partie comprend au minimum deux sous parties, elle somprend une idée directrice / argument avec une référence / auteur et un exemple pertinent<o:p></o:p>

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    Pour passer d’une partie à l’autre on fait une conclusion partielle avec des connecteurs logiques<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    IV)      Quel est le rôle de la conclusion<o:p></o:p>

    Elle a un rôle mineur, elle permet de dresser un bilan nuancée du devoir et apporte une réponse mesurée nuancée. On peut faire une ouverture si elle est pertinente<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    V)         Que faire face à un sujet<o:p></o:p>

    Il faut analyser les termes clés et :<o:p></o:p>

    - trouver des synonymes et des antonymes<o:p></o:p>

    - trouver les définitions et les étymologies <o:p></o:p>

    - trouver des expressions populaires<o:p></o:p>

    - trouver des auteurs avec leurs réponses et leurs exemples<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    è il faut mettre les arguments les plus évidents en  premier plus les arguments les fins ensuite<o:p></o:p>


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  • Qu’est ce que la philosophie ?<o:p></o:p>

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    Pourquoi faire de la philosophie en terminale ?

    - cela permet de développer l’exercice du jugement critique en s’appuyant sur une culture générale

    - cela permet de développer l’aptitude à l’analyse et à la synthèse

    - cela permet de développer le sens de la responsabilité intellectuel (oser penser par soi-même è « sapere aude » ose savoir)

    - cela permet d’être autonome

    - cela permet de développer le sens critique

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Ce qui est évalué :<o:p></o:p>

    - la faculté de conceptualiser une idée ou une notion

    - la faculté d’argumenter

    - la faculté de problématiser une question


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