• Genèse de la philosophie<o:p></o:p>

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    Le mot philosophie vient du grec philein (aimer) et de sophia (la sagesse, le savoir). Au sens classique la philosophie désigne un savoir rationnel, un système de connaissance.

    <o:p> </o:p>

    La philosophie est née en Grèce vers le V° et VI° siècle avant JC

    Thalès et Pythagore sont les premiers philosophes présocratiques

    La philosophie est née d’un étonnement des hommes devant un monde qui les entoure

    <o:p> </o:p>

    Les premiers philosophes essayent d’interpréter les mythes de l’origine du monde

    L’interprétation est subjective

    L’explication est objective

    <o:p> </o:p>

    La philosophie est le passage du mythe (mythos) à la réalité (logos) : c’est une sagesse pratique pour guider l’action

    <o:p> </o:p>

    La philosophie est une réflexion sur les savoirs et pratiques, c’est une réflexion sur la nature qui permet de mieux se connaître è « connais toi toi-même et tu connaitra l’univers » (inscription sur le temple d’Apollon à Delphes)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Socrate a mis au point une méthode de discussion : la maïeutique (c’est l’art de faire accoucher les esprit de la vérité). C’est une forme de dialectique permettant aux interlocuteurs de dégager une vérité en commun è il disait pour lancer une discussion « tout ce que je sais c’est que je ne sais rien »

    <o:p> </o:p>

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  • Les rapports entre science et philosophie<o:p></o:p>

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    I)            les traits communs<o:p></o:p>

    A) Le dépassement de l’opinion et de l’affectivité<o:p></o:p>

    Opinion vient de opinio qui veut dire croyance, c’est un avis subjectif qui est critiqué par les philosophes grecs, elle est instable et relative

    La tache du philosophe et du scientifique sont de s’efforcer à aller plus loin que son affectivité

    La littérature fait de l’affectivité son domaine de prédilection

    <o:p> </o:p>

    B) Retour à la raison<o:p></o:p>

    La raison est un instrument universel. C’est ce qu’affirme Descartes « le bon sens ou raison est la chose du monde la mieux partagée »

    Science et philosophie s’efforcent de construire un discours clair et rigoureux è tout doit être démontré ou au moins justifier par des arguments ou des exemples

    <o:p> </o:p>

    C)  La recherche de la vérité<o:p></o:p>

    La vérité est la valeur suprême et elle est abstraite : c’est l’objet du raisonnement

    La vérité se construit de façon médiate

    Le discours philosophique est temporel et inachevé voire inachevable

    <o:p> </o:p>

    II)         les spécificités de chacun<o:p></o:p>

    A) Quantité et qualité<o:p></o:p>

    La science est essentiellement quantitative è connaître c’est mesurer il s’agit de formuler le savoir

    La quantité désigne une grandeur envisagée comme mesurable indépendamment de la qualité

    Selon Aristote « la philosophie défini la qualité d’une chose c’est à dire ses attributs sensibles »

    <o:p> </o:p>

    B) Fait et valeur<o:p></o:p>

    La science a pour objet les faits : ce sont des phénomènes observés

    On désigne par fait toute donnée réelle de l’expérience

    Le fait scientifique s’oppose au fait brut

    Le fait scientifique est un phénomène interprété construit par la raison et est mesuré par un instrument technique

    La philosophie est préoccupée par la valeur de la science, il cherche à établir des normes, il peut intervenir dans les comités d’éthique qui évalue le respect de la personne …

    <o:p> </o:p>

    La métaphysique concerne exclusivement ce qui est au delà des faits observés comme Dieu

    Selon Kant « dieu est un postulat de la raison pratique »

    L’immortalité de l’âme est aussi un sujet de métaphysique

    La réflexion philosophique permet de donner un sens aux mystères de notre existence

    Descartes dit « c’est proprement avoir les yeux fermés sans tacher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher »

    <o:p> </o:p>

    C)  Jugement d’existence et jugement de valeur<o:p></o:p>

    La science formule des jugements d’existence lorsqu’elle s’intéresse à ce qui est donner avec ce qui est chiffrable

    La philosophie formule des jugements d’existence sur le réel, on considère qu’elle formule des jugements de valeur sur le réel quand elle s’intéresse à ce qu’il doit être

    <o:p> </o:p>

    D) Deux visages possibles de la raison<o:p></o:p>

    La philosophie peut faire comme la science, un usage théorique de la raison dans le domaine de la connaissance

    Mais elle peut faire aussi un usage pratique dans le domaine de l’action et de la morale

    La raison pure est une raison spéculative et théorique

    Selon Kant « le domaine de la philosophie en ce sens cosmopolite se ramène aux questions suivantes :<o:p></o:p>

    Que puis-je savoir ? Qui relève de la métaphysique<o:p></o:p>

    Que dois-je faire ? Qui relève de la morale<o:p></o:p>

    Que m’est-il permis de faire ? Qui relève de la religion<o:p></o:p>

    Qu’est ce que l’homme ? Qui relève de l’anthropologie »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Conclusion :<o:p></o:p>

    On peut soutenir que la philosophie a un rapport fondamental à la vie à l’existence humaine, elle confirme un sens, une valeur

    Elle permet également de s’interroger sur notre finitude, sur notre condition mortelle

    C’est pourquoi dans l’antiquité Platon considérait que « philosopher c’est apprendre à mourir »

    En éco Spinoza rétorquera «  philosopher c’est apprendre à vivre sous la conduite de la raison en s’efforçant de vivre harmonieusement »


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  • Méthodologie :<o:p></o:p>

    L’explication de texte<o:p></o:p>

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    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    C’est une explication linéaire du texte. Il n’est pas nécessaire de connaître des informations sur l’auteur

    <o:p> </o:p>

    L’explication de texte doit rendre compte du problème philosophique déposé par l’auteur et dire les notions en jeu dans le texte

    On doit suivre le nombre de parties qu’il y a dans le texte

    <o:p> </o:p>

    Explicare en latin veut dire dégager l’essentiel du texte

    L’explication de texte doit être objectif, on ne doit pas donner sa propre pensée è c’est une confrontation avec d’autres auteurs

    Platon : « penser, c’est dialoguer avec soi-même » c’est à dire dégager une distance critique avec soi même

    <o:p> </o:p>

    Il faut éviter le « je »

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    I)            Introduction<o:p></o:p>

    Il faut dégager le sens général du texte c’est à dire son idée directrice (essayer de donner un titre au texte)

    Il faut énoncer l’enjeu du texte è scientifique, moral, éthique, esthétique, métaphysique…

    Il faut identifier les concepts (les notions philosophiques) et énoncer les parties

    <o:p> </o:p>

    II)         Développement<o:p></o:p>

    Il faut annoncer directement l’idée directrice

    Il faut faire référence au texte avec des exemples des citations d’auteur qui sont dans la même ligné et si c’est pertinent

    Il faut définir les termes philosophiques et non philosophiques

    Il faut faire une transition sous forme de phrase ou de question pour relancer le débat

    Il faut repérer le ton et les registres du texte

    Il faut repérer les syllogismes, les champs lexicaux présent dans le texte

    Il faut être attentif au sens philosophique des mots

    <o:p> </o:p>

    III)      Conclusion<o:p></o:p>

    Ce n’est pas un résumé du développement

    Elle doit répondre à la problématique de l’introduction

    Il faut ouvrir un débat philosophique (question d’ouverture)

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Conseils :<o:p></o:p>

    Il faut de la clarté et de la rigueur dans l’explication

    Il faut comprendre les exemples pris par l’auteur

    Il faut de la justesse dans les références et dans les citations

    On doit être capable de trouver les notions philosophiques

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>


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  • Séquence 1<o:p></o:p>

    Le sujet, l’Homme et le monde<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    La question du sujet ne renvoi ni à l’homme seul ni au monde seul, mais au rapport qui les constitue l’un et l’autre dans une connexion mutuelle

    En effet que serai un homme qui ne se réaliserait pas dans un monde au milieu des autres hommes

    <o:p> </o:p>

    I)            Le sujet institué par le droit : celui qui est considéré comme responsable<o:p></o:p>

    Dans l’acception courante du terme le sujet désigne une subjectivité libre un foyer d’initiative auteur et responsable de ses actes

    <o:p> </o:p>

    A) Les obligations liés au statut de sujet de droit<o:p></o:p>

    L’obligation suppose la liberté, le choix fait appel à la raison

    Elle se distingue de la contrainte

    La contrainte est imposée contre son gré

    L’obligation suppose l’accomplissement de son devoir moral

    Dans un état de droit le sujet est soumis à des obligations qui garantissent sa liberté civile

    Selon Rousseau « les associés (…) prennent collectivement le nom de peuple et s’appelle en particulier citoyen comme participant à l’autorité souveraine et sujet comme soumis aux lois de l’état »

    <o:p> </o:p>

    B) L’opposition de la personne et de la chose<o:p></o:p>

    La personne comme sujet moral constitue une fin en soi et à une valeur absolue par opposition à la chose qui n’est qu’un moyen et à une valeur relative

    La personne humaine est dotée de raison et a le droit au respect

    <o:p> </o:p>

    II)         Le sujet dans l’expérience vécue : celui qui est conscient<o:p></o:p>

    Nous ne sommes pas indifférent aux choses qui nous entoure ; nous pouvons les percevoir, de même que nous pouvons ressentir des émotions parce que nous sommes dotés de conscience

    <o:p> </o:p>

    A) Approche conceptuelle du terme conscience<o:p></o:p>

    - Lorsque je dis « avoir eu conscience de mes actes » cela signifie que je déclare que j’ai agi en connaissance de cause

    A l’opposé agir « sans avoir conscience de ce que l’on fait » c’est agir sans réfléchir : la conscience individuelle me défini comme sujet

    <o:p> </o:p>

    - Mais il existe un autre type de conscience : la conscience collective qui se rapporte à un groupe social

    Exemple : un peuple prend position par rapport à une situation politique et historique, on parle de la formation d’une conscience politique ou historique

    <o:p> </o:p>

    B) La conscience au sens psychologique et au sens moral<o:p></o:p>

    En effet il faut distinguer entre le savoir immédiat que nous avons de notre existence et le savoir auquel nous devrions conformer notre conduite

    <o:p> </o:p>

    - Quand le contenu de la conscience consiste en des représentations sur les faits il s’agit de la conscience psychologique

    - Quand le contenu de la conscience consiste en des jugements de valeur ce qui doit être, il s’agit de la conscience morale

    <o:p> </o:p>

    « J’ai des remords de conscience » le remord est lié à la notion de ressentiments

    Selon Rousseau « la conscience morale est de l’ordre d’une sensibilité innée »

    Il s’agit d’un juge intérieur de la valeur de mes pensées et de mes actes

    Rousseau dit aussi « conscience ! Conscience ! Instinct divin immortel et céleste voix (…) c’est toi qui fait l’excellence de sa nature et de la mortalité de ses actes »<o:p></o:p>

    «  Nous pouvons être homme sans être savant »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Ainsi la conscience morale présuppose toujours la conscience psychologique, elle lui est seconde

    <o:p> </o:p>

    L’Homme est un sujet conscient parce qu’il se sait en relation avec la réalité extérieure (par les 5 sens), avec aussi la réalité intérieure (par les sentiments, les émotions) et avec la réalité passé, présente et future.

    <o:p> </o:p>

    La conscience permet à l’Homme d’être relié à la temporalité. Selon Bergson : « la conscience est un trait d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l’avenir »

    <o:p> </o:p>

    C)  Les niveaux de conscience (ou degré)<o:p></o:p>

    On peut distinguer des niveaux du monde :

    - La conscience spontanée immédiate et passive (intuition directe qui accompagne nos perceptions, nos actes)

    - La conscience réfléchie et active (la pense qui est capable de retour critique sur elle-même sur ses expériences, ses actions qui sont mises à distance)

    Alain a été influencé par Descartes qui considère que tout le psychisme est conscient et il analyse le rôle de la conscience réfléchie « pour prendre conscience, il faut se diviser soi-même » mais s’il peut sembler nécessaire de définir le sujet comme celui qui est doté de conscience

    <o:p> </o:p>

    Comme l’Homme parvient-il en acte à prendre conscience de lui-même ?

    <o:p> </o:p>

    1)  L’Homme parvient à prendre conscience de lui-même par l’introspection et par l’action dans le monde <o:p></o:p>

    « L’Homme se constitue par son activité pratique, il se distingue des choses de la nature par son activité théorique et pragmatique »

    L’Homme peut exister de deux façons :

    - Comme chose de la nature en soi

    - Comme conscience réfléchie c’est à dire pour soi

    Hegel analyse le travail de la conscience du point de vue de la connaissance (théoriquement). L’Homme médite sur ce qui se passe en lui (cf. Descartes)

    Il analyse aussi le développement de la conscience du point de vue de l’action (pratiquement) le travail permet à l’Homme de se réaliser (cf. Kant)

    <o:p> </o:p>

    D’où l’exemple de l’enfant qui jette des pierres dans le torrent pour admirer les effets de son action et prendre conscience de son pouvoir sur la nature et de sa liberté d’action comme une forme de puissance et de volonté qui se développe chez l’enfant (cf. Nietzche)

    Dans cette perspective cette conscience semble s’accompagner : elle est perception de soi-même autant que les choses et des êtres qui nous entoure

    <o:p> </o:p>

    Le sujet permet l’unité de nos représentations mentales et la construction de notre identité

    <o:p> </o:p>

    2)  Une identité problématique<o:p></o:p>

    L’identité se définit comme égalité à soi-même, elle suppose l’unité du moi et la permanence de nos états de conscience

    <o:p> </o:p>

    a)   La conscience comme entité (réalité stable et permanente) et transparente à soi : la thèse de Descartes<o:p></o:p>

    Descartes a énoncé l’hypothèse du malin génie qui est un être trompeur et puissant qui introduirai dans mon esprit des idées fausses dans la réalité

    Le doute de Descartes est radical et hyperbolique mais il est distinct du doute des sceptiques

    Le doute cartésien de Descartes est un moyen de parvenir à l’énoncé d’une vérité à valeur universel

    Même si le doute est radical quelque chose résiste au doute : c’est moi si je doute c’est que je pense ; si je pense c’est que je suis

    Descartes affirme de plus le caractère substantiel de la conscience et qu’il constitue « une chose qui pense, une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui ressent »

    La conscience est le moi et la pensée

    Descartes dit aussi « par le nom de pensée, je comprends tout ce qui est tellement en nous que nous en sommes immédiatement connaissant ». Ainsi la pensée au sens cartésien concerne toutes les opérations conscientes dans lequel l’esprit est impliqué comme vouloir, ressentir, imaginer

    La pensée c’est l’âme, le psychisme

    Pour Descartes il n’y a pas de pensée inconsciente au sujet de plus la conscience se pense comme distincte du corps et il affirme son dualisme en considérant que l’Homme est composé d’une chose pensante (l’âme et la pensée) et d’une chose étendue (le corps)

    On parle alors de dualisme des substances

    Descartes dit que ces deux substances sont étroitement unies dans l’expérience ordinaire comme le montre l’expérience de la passion

    <o:p> </o:p>

    Mais une telle conception cartésienne du moi stable et composés d’un seul élément ne présente-t-elle pas des limites d’un point de vue empiriste

    <o:p> </o:p>

    b)   Les impasses de l’identité : la thèse de Hume sur la discontinuité de la conscience<o:p></o:p>

    Hume est un philosophe empiriste et s’oppose au dogmatisme/rationalisme

    Il s’interroge sur la réalité de la conscience de ce « je » qu’évoque la tradition cartésienne et qu’elle décrit comme notre essence profonde or Hume philosophe empiriste se méfie des évidences qui dépasse celle d’une démonstration telle qu’elles apparaissent chez Descartes. Il en résulte qu’il n’accorde de valeur qu’à ce qui est démonstratif, à savoir l’expérience sensible.

    Lorsqu’il se réfère à l’expérience, il ne constate pas la constance, l’identité, la substantialité que mentionnait Descartes

    C’est pourquoi Hume pense que nous sommes au contraire complexe, multiple, sujet à des perceptions qui se suivent sans cohérence (la douleur, la passion, la tristesse, la joie) c’est ce qui conduit Hume à réfuter l’emploi du mot « moi » et à lui préférer l’expression « ce que nous appelons notre moi »

    Le mot « moi » n’est qu’une formalité de langage

    <o:p> </o:p>

    Par conséquent la série directe intuitive de nous même est opposée à Descartes

    Pour Hume on ne se saisit qu’à l’occasion d’une perception éphémère

    Hume a élaboré la théorie de l’association des idées et s’effectue sans l’intervention de la volonté

    De plus la pensée et extrêmement variable, inconsistante, « notre pensée est variable encore plus que notre vue » en effet les perceptions multiples (les sensations, émotions, pensées) « passent, repassent, trépassent » <o:p></o:p>

    Rien ne reste identique à soi et « l’esprit est une espèce de théâtre où défile les perceptions en une infinité de situation »

    <o:p> </o:p>

    La conscience devient avec Hume une non-entité

    Hume à également mis en valeur le rôle du langage dans la construction de moi

    Le passage au « je » permet la construction de l’identité chez l’enfant

    <o:p> </o:p>

    Par la suite qu’est-ce qui doit être considéré comme le vrai sujet ? Qu’est-ce qui fait le fond du psychisme et plus généralement de tout rapport de l’Homme à la réalité ?

    Est-ce la conscience ou l’inconscient qui détermine la vie psychique du sujet ?

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    III)      Le sujet, le corps et le monde<o:p></o:p>

    A) La conscience et le corps : le renversement Nietzschéen<o:p></o:p>

    Nietzsche, Marx et Freud sont des philosophes du soupçon

    Pour Nietzsche la conscience est dépendante du corps elle constitue un épiphénomène c’est à dire un phénomène accessoire inessentiel (épiphénoménisme)

    Les Behavioristes, la conscience est l’épiphénomène du système nerveux

    Pour Nietzsche le corps devient une grande raison et l‘esprit devient la petite raison qui devient un instrument du corps. Il définit l’existence d’une pensée organique corporelle, inconsciente qui se rapporte à l’ensemble de nos instincts. La pensée conceptuelle abstraite liée à la conscience n’a qu’une importance mineure

    Le « je » n’a plus d’unité, il se rapporte à une complexité d’instincts en lutte dans notre corps

    La volonté n’est plus un commencement, n’a plus une valeur abstraite, elle n’est que l’aboutissement d’une lutte souterraine entre nos pulsions

    Comme Hume il considère que le sujet n’a pas la maitrise absolue de sa pensée par sa conscience « une pensée se présente quand « elle » veut et non quand « je » veut, de telle sorte que c’est falsifier la réalité que de dire que le sujet « je » est la condition du verbe « pense »

    Nietzsche redéfinit l’Homme à partir de sa volonté de puissance qui permet à l’Homme de se transformer

    <o:p> </o:p>

    Mais si la conscience nous est apparue avec Nietzsche comme secondaire est superflue, l’inconscient ne dépasse-t-il pas alors le conscient

    <o:p> </o:p>

    B) L’hypothèse de l’inconscient psychique : Freud<o:p></o:p>

    L’inconscient n’est pas l’inconscience par l’absence de conscience : cet adjectif substantivé recouvre la partie du psychisme de la vie de la pensée dans tous ces aspects de la vie de la pensée dans tous ces aspects qui échappe à la conscience

    Freud a montré que l’inconscient se manifeste à nous de façon détournée à travers nos actes manqués (lapsus, oublis involontaires) les rêves, les névroses sont tous des actes supposés de l’inconscient. Il se caractérise par une conduite inadaptée par rapport à la vie sociale. Enfin l’inconscient est à l’origine de toutes nos idées remontées au subconscient (diffèrent de inconscient mais égal à préconscient)

    Freud résonne par induction : l’inconscient est la cause invisible des faits visibles.

    Le rêve est la réalisation imaginaire d’un désir pendant le sommeil, c’est une production psychique ayant une signification

    Par l’interprétation d’un rêve on peut remonter du contenu manifeste ou apparent au contenu latent (caché).

    Le travail d’interprétation du rêve permet de décrypter le contenu onirique à partir du symbolisme de ces éléments

    Avec Freud c’est le renversement u suet pensant qui fini de se briser « le moi n’est pas maitre dans sa propre maison »

    Freud a infligé avec son hypothèse une nouvelle leçon d’humilité à l’Homme après la révolution copernicienne et la seconde révolution biologique

    <o:p> </o:p>

    Freud a analysé la structure de notre psychisme

    - le ça è c’est le réservoir de pulsions inconscientes gouvernés par Eros et Thanatos

    - le moi médiateur è c’est un partie consciente qui rattache l’homme à la réalité et son passé

    - le surmoi è c’est une instance interdictrice ou morale. Une intériorisation des sens parentaux et des valeurs de la société.

    <o:p> </o:p>

    Mais si l’inconscient forme un système absolument clos, ne supprime-t-il pas toute liberté de penser ?

    Si l’inconscient est à ma place, la cause de mes pensées alors n’en suis je plus le maitre libre ni même le responsable. Par suite la notion d’inconscient ne devient-elle pas un alibi ?

    La critique de l’hypothèse de l’inconscient è existentialisme

    La mauvaise foi doit être distingué du mensonge car la difficulté de celui-ci qui est réfléchie et volontaire. La mauvaise foi est une conduite spontanée. Elle n’est pas une volonté de tromper autrui mais une attitude qui consiste à se « mentir à soi-même » se trouver des excuses lorsque nous déclarons que des choses ne dépendent pas de nous, nous faisons preuve de mauvaise foi donc de lâcheté

    Être irresponsable correspond à être lâche

    « Ceux qui se cacheront leur liberté totale par des excuses déterministes, je les appellerais lâche » c’est un constat pessimiste sur la nature humaine

    <o:p> </o:p>

    « Nous sommes condamnés à la liberté »<o:p></o:p>

    La plupart des hommes se conduisent de façon inauthentique en faisant preuve de mauvaise foi et en abusant la liberté d’autrui : ils revalorisent la conduite authentique qui consiste à se reconnaître de ses actes et libre en respectant la liberté d’autrui

    <o:p> </o:p>

    Freud a analysé la phénoménologie et la conscience. Il affirme que toute personne consciente est conscience de quelque chose c’est à dire qu’elle a cette particularité foncière et générale de viser un objet en le sélectionnant et additionnant avec ce qui est permis d’autres objets

    Donc l’intentionnalité a une signification dont les autres objets n’ayant de sens que par le projet de la conscience vers eux

    Avoir conscience de cet objet ce n’est pas le recevoir présentement, c’est au contraire diriger sans intention vers cet objet.

    Sartre représente la thèse de l’intentionnalité de la conscience qui se définit comme pour soi au sens qu’elle comprend dans ses représentations mentales et projet.

    <o:p> </o:p>

    Sartre dénonce les illusions de la vie intérieure de l’âme puisque la conscience n’a pas de dedans qu’elle n’est pas une substance comme le pensait Descartes : «  la conscience s’est purifiée, elle est claire comme un grand vent, il n’y a plus rien en elle, sauf un mouvement pour se fuir un glissement hors de soi »

    La conscience est dynamique, elle permet à l’Homme de se transformer. Il emploi d’autres formes imagées : « la conscience se désenglue du réel des codes lettres » c’est le processus de néantisation (mettre entre parenthèses) à partir de la conscience, on néantise le présent. La conscience prend du champ par rapport à la perception précède et elle l’a met « hors jeu, hors circuit »

    L’Homme constitue pour soi de la naissance à la mort, à la mort il devient en soi, c’est pourquoi Sartre affirme dans Huit-Clos : « être mort, c’est être en proie aux vivants »<o:p></o:p>

    Notre liberté qui nous caractérisé comme vivant disparaît avec la mort

    L’existence se définit par la notion de contingence

    La facticité définit l’existence humaine caractérise le fait qu’elle sont là comme elles sont (accepter les choses sans raison) face à l’absurdité du monde de l’Homme éprouve un sentiment ontologique de nausée

    L’Homme est jeté au monde, c’est ce que Sartre appelle la déréliction elle décrit la situation de l’Homme abandonne dans le monde : l’Homme seul est créateur de sens mais elle peut engendrer angoisse.

    Pour les philosophes existentialismes l’angoisse est un sentiment métaphysique qui nous révèle le sens de notre destin dans le monde

    Sartre : « l’existence précède l’essence »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    IV)      Conclusion<o:p></o:p>

    On peut soutenir que l’hypothèse d’un inconscient psychique soulève des enjeux éthiques : comme l’a montré Sartre elle peut ruiné l’idée d’une éthique qui requiert le concept d’une volonté responsable de ces actes d’une conscience libre. Néanmoins la problématique Freudienne ne me rend pas toute morale impossible au sens ou elle n’exclut nullement l’idée de conscience travaillant à conquérir davantage d’autonomie. 


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  • Séquence 2 : le désir<o:p></o:p>

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    L’Homme est un être de désir, c’est une puissance de transformation, de rêves et d’action. Le désir ouvre à l’Homme à la dimension du possible et de l’imaginaire. Pourtant l’Homme entretient avec son désir du rapport difficiles et contradictoires, c’est pourquoi toute une tradition philosophiques classiques le condamne le dévalorise. Mais une telle condamnation du désir est elle légitime. Le désir ne contribue-t-il voir dans le désir une puissance d’affirmation ou de destruction de l’Homme

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    I)            Le désir et la vie<o:p></o:p>

    Le désir serait lié à un manque, la conception Freudienne du désir rejoint la notion de manque constitutif à l’origine du désir.

    Le désir se rapporte à des traces mnésiques. Le désir consiste dans une sorte d’histoire dont des premières lettres ont été tracées lors de la petite enfance et qui constitue une partie importante de notre psychisme.

    C’est à la manière et un discours qui s’exprime à travers les rêves, les névroses et les actes manqués que les désirs apparaissent

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    A) Le désir et la tendance<o:p></o:p>

    La tendance est plus spontanée que le désir

    Le désir est la prise de conscience d’une tendance vers un objet conçu ou imaginée : elle sert à se représenter du but de l’acte, de l’objet convoité.

    En revanche la tendance est une impulsion pure souvent inconscient de son but

    C’est pourquoi Spinoza considère que le désir c’est l’appétit avec la conscience de lui-même. Spinoza influencé par Descartes et les stoïciens, il est adapté du panthéisme : « Deus sive natura » (dieu c’est la nature)

    Spinoza appelle volonté « le conatus » lorsqu’il est rapporté à l’âme seulement. Spinoza nomme le conatus lorsqu’il est rapporté à la fois à l’âme et au corps.

    Conatus vient du latin conari (s’efforcer de) : c’est l’effort pour persévérer dans l’être.

    L’Homme n’est qu’une partie de la nature animée comme toutes les choses de la nature par cette force vitale que Spinoza nomme le conatus.

    Spinoza dit « chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être » (éthique)

    Ces deux dieux dont elle constitue les expressions que toute les choses tirent cette énergie vitale

    Le conatus défini l’essence individuelle de chaque chose, de plus il peut augmenter ou diminuer selon nos états émotionnels

    Spinoza revalorise le désir comme une puissance positive d’affirmation de soi de plus le désir est la source de toute évaluation : « nous ne désirons pas une chose parce que nous la jugeons bonne ; mais au contraire, nous jugeons qu’une chose est bonne parce que nous la désirons. » (éthique)

    Le désir est essentiel car il est la force vitale qui nous porte au monde et qui nous permet d’exister pleinement. Il n’est pas nocif

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    B) L’origine du désir<o:p></o:p>

    Le banquet est un discours sur l’amour et portant sur Éros écrit par Platon :

    - Analyse par Socrate : Éros a une nature complexe c’est un demi-dieu c’est à dire un être intermédiaire entre un dieu et un Homme è c’est un démon

    Il a pour parents le dieu Pôros (dieu de l’abondance) et Pénia (une mortelle pauvre). C’est lors d’un banquet célébrant la naissance d’Aphrodite que Pénia rencontre Pôros et féconde Héros. Comme sa mère il est rusé, pauvre, maigre et comme son père il est habile, courageux, philosophe. Il recherche la vérité et le beau.

    - Par la procréation qui permet une postérité charnelle

    - Si l’on est ambitieux on peut rechercher une postérité spirituelle en marquant la mémoire des Hommes par la noblesse de nos actions

    Les philosophes peuvent rechercher une forme d’immortalité intellectuelle et la raison.

    L’amour doit se spiritualiser, s’élever et en s’élevant dialectiquement de la beauté corporelle ou sensible à la beauté spirituelle des âmes et des actions pour parvenir enfin à la contemplation du beau en soi (symbolisé par le soleil)

    Le beau en soi a un caractère absolu, il n’est pas relatif, la beauté est éternelle.

    Le beau fait l’objet d’une contemplation dans le monde intelligible

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    Le mythe d’Aristophane : d’après ce mythe il y avait trois espèces d’Homme :

    - L’Homme double

    - La femme double

    - L’Homme-femme (androgyne)

    Ils étaient de forme ronde dotés de quatre bras et quatre jambes et deux visages opposés l’un à l’autre sur une seule tête

    Ces êtres doubles étaient pourvus d’une force prodigieuse et d’un orgueil démesuré, ils voulurent donc s’attaquer aux dieux.

    Or les dieux furent embarrassés car tenant aux offrandes des Hommes ils ne pouvaient les tuer

    Zeus décida donc de les affaiblir en les coupant en deux de haut en bas

    Depuis ce châtiment divin, chaque moitié rechercha l’autre. Platon dégage à partir de ce mythe, l’essence de l’amour : « l’amour recompose l’antique nature, s’efforce de fondre deux être en un seul, […] il permet de se réunir […] et de ne faire qu’un seul au lieu de deux » (le banquet)

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    Ainsi en tant qu’Homme nous avons tous des désirs mais nous désirons souvent trop ou souvent mal c’est donc par le mauvais usage qu’il faut de son désir que l’Homme produit sa propre souffrance

    Mais si le désir en lui même n’est pas mauvais ne suffirait-il pas d’en réguler l’usage pour atteindre le bonheur

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    II)         Du bon usage des désirs<o:p></o:p>

    A) « Les choses qui dépendent de nous et celle qui n’en dépendent pas » (les stoïciens)<o:p></o:p>

    Les stoïciens comme les épicuriens poursuivent le même but : permettre à l’Homme de trouver le bonheur ou ataraxie

    La passion est condamnée par les stoïciens. Le désir est une chose qui dépend de nous constamment

    De plus « ce qui dépend de nous occasionnellement c’est le pouvoir au sein de la société, lorsque les circonstances lui donne le pouvoir de transformer le monde conformément à la raison » le sage stoïcien ne refuse pas cette possibilité

    « Le sage, si rien ne s’y oppose doit prendre part au gouvernement » (Chrysippe) « ce qui ne dépend pas de nous c’est ce qu’il nous faut accepter car on ne peux le changer »<o:p></o:p>

    La nécessité est ce que l’on ne peut pas changer

    La thèse des stoïciens sera reprise par Descartes qui élabore une morale par provision dans le discours de la méthode

    C’est une morale qui est facilement acceptée par l’Homme : « la première maxime était d’obéir aux lois et aux coutumes de mon pays retenant constamment la religion en laquelle Dieu m’a fait la grâce d’être instruit dès mon enfance »

    Descartes fait preuve d’un respect des dogmes, d’une prudence (faculté de différencier le bien du mal), d’un conformisme social.

    « Ma seconde maxime était d’être le plus ferme est le plus résolu en mes actions que je pourrais » le sage doit faire preuve de volonté

    « Ma troisième maxime était de tacher toujours à ma vaincre plutôt que la fortune et à changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde » c’est une influence stoïcienne

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    En conclusion de sa morale Descartes affirme : « j’entends employer toute ma vie à cultiver la raison et m’avancer […] en la connaissance de la vérité suivant la méthode qui m’était prescrite »

    Dans ce texte Descartes nous propose une pédagogie du désir permettant à l’Homme de transformer ses désirs affaiblis en une volonté unique et efficace

    Descartes ne condamne pas toutes les passions mais seulement leur excès ou leur mauvais usage

    La passion a une utilité concrète elle nous renseigne sur ce qui est utile ou nuisible

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    B) La classification épicurienne des désirs (lettre à Ménécée)<o:p></o:p>

    Épicure veut arriver à l’ataraxie par la métriopathie

    La raison est un outil au service du plaisir elle permet la métriopathie

    L’épicurisme est une forme d’hédonisme modérée : le plaisir est le souverain bien de l’Homme mais il doit être mesuré.

    Épicure distingue :

    - Les désirs naturels et nécessaire : ils correspondent à des besoins fondamentaux comme boire de l’eau ou dormir (ce qui permet de survivre). Ce sont les sentiments les plus purs (contribue à l’aponie : la santé du corps)

    « Avec un peu de pain et d’eau, le sage rivalise de béatitude avec Zeus » (Épicure)

    Le sage sait se contenter de peu de choses

    - Les désirs naturels et non nécessaire : ils sont légitimes, seulement dans la mesure où l’on en use avec modération sinon nous risquons d’en devenir esclave, dépendant (le désir d’une meilleure nourriture…)

    - Les désirs non naturels et non nécessaire : désirs vains, vides. Ils doivent être vigoureusement rejetés ne peuvent être assouvis (le désir d’être immortel…).

    Fonder le bonheur sur le plaisir présente un avantage car le plaisir est immédiatement distingué de la douleur et de la souffrance par l’Homme

    « Par nature sans que l’on le lui enseigne […], l’être vivant fuit la douleur recherche le plaisir » (Épicure)

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    En outre Épicure distingue deux types de plaisir :

    - Le plaisir cinétique ou plaisir en mouvement : il s’agit de faire disparaître une douleur par un plaisir

    - Le plaisir catastématique ou plaisir en repos : c’est un plaisir stable supérieur au plaisir cinétique. Il renvoie à l’état calme physiologique et moral.

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    Épicure s’oppose au cyrénaïsme (Aristippe de Cyrène) qui prône l’hédonisme absolu « Tout et tout de suite »

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    Épicure : « Lorsque nous disons que le plaisir est une fin, nous ne voulons pas parler du plaisir des débouchés et des jouisseurs » (cyrénaïques)

    Le sage épicurien se privera volontairement de certain plaisir si cela engendre des souffrances constantes

    C’est la raison qui permet de distinguer les plaisirs réellement avantageux : « Elle mène une enquête, pour savoir chaque fois ce qu’il faut choisir ou fuir, compare et examine attentivement ce qui est utile et ce qui est nuisible » (métriopathie est différent de l’apathie)

    La raison est un instrument au service du plaisir et donc du bonheur

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    C)  La maîtrise rationnelle des désirs déréglés<o:p></o:p>

    Platon recherche l’harmonie de l’âme et du corps en favorisant la pratique vertueuse.

    La hiérarchie des facultés de l’Homme. Platon distingue trois parties de l’âme (de la partie basse à la partie supérieure) :

    - La partie désirante (épithynia è sensibilité)

    - La partie volontaire (thymos è volonté, courage)

    - La partie rationnelle (noūs è raison, intellect). C’est la partie immortelle de l’âme. Elle est utilisée par rechercher la vérité

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    Il faut s’appuyer sur la raison pour créer l’harmonie de l’âme : « L’Homme juste établi un ordre véritable dans son intérieur […], il harmonise les trois parties de l’âme absolument comme les différents termes de l’échelle musicale » (Platon)

    La nécessité de maîtriser une sensibilité insatiable

    Seule la raison peut éviter à l’Homme de tomber dans la démesure par excès de désir donc la raison doit s’évader de la volonté pour maîtriser la sensibilité

    Platon image par le mythe de l’attelage ailée, l’attelage comprend un cocher qui symbolise la raison et de deux chevaux ailés.

    Le premier cheval est docile à la voix du cocher, il symbolise la volonté. Le second cheval est fougueux, indiscipliné et s’oppose à l’élévation de l’âme, il symbolise la sensibilité. Pour bien diriger son attelage vers le monde intelligible le cocher doit maitriser le cheval fougueux grâce au cheval docile. Seule une sensibilité tempérée par la raison et la volonté peut permettre à l’Homme d’accéder au bonheur.

    Selon Platon une vie sereine réglée par la raison permet également des rêves apaisés. Les cauchemars manifestent « les désirs terribles, sauvages et déréglés » et les angoisses de l’Homme

    En outre Platon distingue trois types de plaisir correspondent aux trois parties de l’âme :

    - les plaisirs sensibles ou plaisir du gain (essentiellement matériel). Ils sont recherchés par les artisans et les commerçants (correspond à la partie désirante de l’âme)

    - les plaisirs que procure l’ambition occupe une place intermédiaire dans la hiérarchie. Ils sont recherchés par les soldats et les militaires (correspond à la partie volontaire de l’âme)

    - les plaisirs de connaître sont les plaisirs supérieurs car il correspond à la partie rationnelle de l’âme. Ils sont recherchés par les philosophes (correspond à la partie mortelle de l’âme)

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    Dans la cité idéale de Platon ce sont les philosophes qui gouverne : c’est la thèse du gouvernement-philosophe

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    D) Le gouvernement habile des passions selon Descartes<o:p></o:p>

    La passion n’est pas condamné par Descartes, elle n’est pas une maladie de l’âme comme le pensais les stoïciens. Elle est utile pour Descartes car elle est un traitement d’informations vitale : « l’utilité de toutes les passions ne consiste quand ce qu’elle fortifie et font durer en l’âme des pensées »

    Descartes analyse six fonctions primitives (essentielles) :

    - l’admiration (la passion la plus cérébrale) éveille le désir de connaître sous forme de curiosité intellectuelle

    - l’amour : Descartes dit c’est l’union volontaire aux choses qui paraissent nous convenir

    - la haine : volonté d’écarter les choses qui nous semble nuisible

    - le désir : passion qui est tournée vers l’avenir (et le domaine du rêve). Le désir est positif par nature il n’a pas de contraire

    - la joie : « c’est une agréable émotion de l’âme » c’est un sentiment de présence intensifié.

    - la tristesse : « une langueur désagréable » c’est le sentiment d’un défaut, d’un vide, d’un manque que l’on ressent en soi.

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    Les passions sont « toutes bonnes choses par leur nature, et nous n’avons rien à éviter que leur mauvais usage ou leur excès »

    Descartes distingue deux types d’âmes :

    - les âmes vulgaires : « elles se laissent aller à leur passions et ne sont heureuse ou malheureuse que selon que les choses qui leur survienne sont agréable ou déplaisante » (lettre à Élisabeth du 18 mai 1645)

    - les grandes âmes : « elles parviennent à la parfaite félicité dès cette vie […] car leur raison demeure toujours la maîtresse »

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    III)      Conclusion<o:p></o:p>

    Ce n’est pas le désir en lui-même qui est condamnable, mais son mauvais usage qui peut contribuer au malheur de l’Homme. C’est pourquoi pour que le désir puisse favoriser l’épanouissement moral de l’individu il doit être habilement régulé, canalisé par la raison et par la volonté. Sans ce contrôle le désir entraine l’aliénation de l’Homme (dépendance).

    Selon Kant à la différence de l’émotion qui est éphémère : « la passion [est] comme un poison avalé ou une infirmité contractée ; elle a besoin d’un médecin qui soigne l’âme. (Anthropologie du point de vue pragmatique)


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